18è édition du Festival du 28 au 30 Mars 2024

Heretu TETAHIOTUPA

En présence par visio-conférence depuis Nuku-Hiva (Iles Marquises)

Intervention

Heretu TETAHIOTUPA présentera son film Patutiki depuis Tahiti avec Christophe CORDIER depuis l’île de la Réunion

Biographie

Né en 1992, Heretu a grandi dans un paradis Polynésien, un endroit rythmé par les saisons de la mangue et de l’arbre à pain, par les migrations des oiseaux tropicaux et les tempêtes de la saison d’été. Elevé au sein de la renaissance culturelle Marquisienne, entouré par la musique, la dance, la sculpture, le tapa et le tatouage retrouvés/renaissants, Heretu a été particulièrement attiré par la musique.

Ayant été élevé aussi loin que faire se peut de la télévision et du cinéma, Heretu a grandi dans une baie isolée des Marquises, pêchant son diner, chevauchant jusqu’à une baie voisine pour chercher le pain. Il est né au moment d’une renaissance culturelle Marquisienne, alors que l’ile débordait de musique, de danse, de sculpture, de tapa et de tatouage redécouverts/retrouvés.

Il a ensuite découvert la télévision, surtout les informations Tahitiennes, les diffusions de vieux feuilletons français et américains et les films en soirée. Il a décidé d’apprendre à faire des émissions de télévision. Son passage en tant que monteur à Tahiti News lui a en fait appris les outils pour produire er réaliser des courts métrages. Heretu a été particulièrement attiré par la musique, montrant qu’il était un chanteur de talent et un musicien accompli/complet. C’est ainsi qu’il a rencontré Christophe CORDIER.

“Quand je dis aux gens d’où je viens, je constate qu’ils ne connaissent pas les iles Marquises et pourtant ils ont/portent nos tatouages.

L’attirance mondiale pour le tatouage Marquisien est surtout esthétique, mais le patutiki est bien plus qu’un dessin particulier,…il déverrouille/libère un vocabulaire qui unifie nature et esprit. Chaque motif nous donne une clé pour comprendre comment les anciens percevaient le monde. Ceci explique en partie pourquoi les gens sont naturellement attirés par ces symboles. Pendant plus d’un millier d’années, avant de commencer à tatouer, les maitres artistes du tatouage et les chamanes entraient en communication avec les esprits des ancêtres et, par le rituel du patutiki, transféraient le mana.

C’est ce que nous recréons dans notre documentaire. »