18è édition du Festival du 28 au 30 Mars 2024

Christophe CORDIER

En présence par visio-conférence depuis l’île de La Réunion

Intervention

Christophe CORDIER présentera son film Patutiki depuis l’île de la Réunion avec Heretu TETAHIOTUPA depuis Tahiti

Biographie

Comment un jeune Français peut combiner son amour des cultures exotiques, jouer de la guitare et faire de la photographie ? A Paris, Christophe a postulé pour un poste de professeur de musique dans un collège des Territoires Français d’Outre-Mer et a été nommé dans différents endroits du monde ; il s’est immergé dans la culture de chaque nation, a trouvé et développé des groupes musicaux locaux, composé leur musique, produit leurs premiers albums et réalisé des vidéos musicales. Mais ni la Guyane Française en Amérique du Sud, ni l’île de La Réunion dans l’Océan Indien ne l’ont autant captivé que les Îles Marquises dans le Pacifique Sud.

Christophe a ressenti comme une nécessité de saisir et de partager avec le reste du monde l’essence de cette culture extraordinaire. En 2013 il a invité Alain Betrancourt, directeur de photographie basé à Los Angeles pour travailler sur différents projets dans les Îles Marquises. Grâce à lui, Christophe a appris l’art du cinéma et complété ses connaissances dans la prise de vue et dans le montage.

En produisant le groupe Marquisien Takanini, il a rencontré le jeune musicien et réalisateur de film Heretu Tetahiotupa. Ils se sont rapidement découvert un objectif commun, se sont associés et ont donné naissance à la société de production Eka Eka. Patutiki, leur première collaboration et pour chacun leur premier documentaire, a remporté en 2019 le Prix du Public du Festival International du Film Océanien (FIFO). Avec Heretu, ils ont également créé le premier Festival de musiques actuelles Eo Himene des Marquises.

« Avec la popularité croissante au niveau mondial des motifs du tatouage Marquisien, j’ai pensé que nous pourrions peut-être commencer par reconnaître ce que nous devons aux Marquises dans ce domaine et comment cela a été préservé ».

Menacé par l’Eglise et l’Etat, les anciens des iles ont trouvé des moyens astucieux pour préserver le patutiki, leur système de croyance, et l’ont caché afin qu’il soit découvert par les générations futures.

Résultat, contre toute attente, les motifs du patutiki dominent,….non seulement dans les Marquises, mais dans le monde entier. C’est un point important que nous démontrons dans Patutiki.

 

Eka Eka (nom d’une des compagnies de production) signifie « bonheur extraordinaire ».