15e édition du Festival du 06 au 10 octobre 2021

Revue de presse 2018

Les petites allées

Programme éditorial 2018

Il y a une imprimerie typographique rue Audry de Puyravault, à Rochefort-sur-Mer, depuis au moins cent quatre-vingts ans… Nous l’avons reprise en 2008, et perpétuons cette technique d’impression, introduite en Occident par Gutenberg au 15e siècle et maintenant presque disparue au profit de l’offset et aujourd’hui du numérique. Elle reste particulièrement appréciée pour les occasions exceptionnelles et les éditions limitées mais est surtout très capable de fournir des petites séries de petits documents amusants et sans prétention, des objets légers mais remarquables. Son rendu d’une qualité exceptionnelle tient à l’utilisation de caractères mobiles en plomb, agencés à la main pour chaque travail, et imprimés en relief sur des machines maintenant d’un âge vénérable, mais toujours vaillantes, sur des papiers rares.
Depuis l’année 2012, nous sommes également éditeurs, en tant que Les petites allées, avec nos cartes postales typographiques et bientôt trois collections de livres à poster qui proposent de petits textes issus du patrimoine littéraire ou de la création contemporaine, souvent d’inspiration maritime mais pas seulement. Ils sont imprimés (sur un beau papier vergé), façonnés, cousus à la main, et conditionnés chez nous, de façon entièrement artisanale. La couverture est toujours en deux couleurs, nous y mettons en valeur le riche fonds de caractères et de vignettes typographiques de l’imprimerie.
Le projet éditorial 2018 est dans la lignée des années précédentes. Nous continuons à publier auteurs contemporains et auteurs du patrimoine et notre volet «Océanie-Pacifique» est en croissance régulière, avec deux nouveaux titres cette année encore.
La nouveauté de l’année est la parution d’une nouvelle collection, autour de la photographie, «Pour dire une photographie».

En partenariat avec le Festival Rochefort Pacifique, cinéma et littérature, parutions


• Des cartes et des ancêtres / Maps to the ancesors de Peter Sipeli

Bilingue français anglais lpa44
Originaire de Suva aux Fidji, Peter Sipeli est un auteur, un performeur et un militant en faveur de la cause homosexuelle aux Fidji et dans le Pacifique. Ce très beau poème, traduit par un collectif, évoque la manière dont tous ses ancêtres, océaniens ou écossais, proches ou lointains, vivent en lui.

 

 

• Casse-calebasses / calabash breakers de Sélina Tusitala Marsh
Bilingue français anglais lpa45
Néo-zélandaise originaire de Samoa, Tuvalu, Angleterre, Ecosse et France, Selina Tusitala Marsh est poète et conteuse et enseigne à l’université d’Auckland. Elle a récemment reçu les titres de Poète du Commonwealth et de poète officiel de Nouvelle-Zélande. C’est la première fois que ses poèmes sont traduits en français et Anne Magnan-Park a fait des merveilles.

 

 

Les petites allées chez IMPRIM * 19, rue Audry de Puyravault 17300 Rochefort * 05 46 99 29 43 * fax 05 46 99 12 17
www.lespetitesallees.fr
lespetitesallees@imprim17.fr

Dan Taulapapa McMullin

Artiste peintre, plasticien et vidéaste, Dan Taulapapa McMullin est également poète. En 2013 paraît son premier recueil Coconut Milk (Presses universitaires d’Arizona), une exploration sensuelle des Samoa de son enfance et une réfléxion critique sur l’appropriation culturelle du Tiki par l’Occident. À travers l’art samoan de raconter les histoires, il déconstruit les pré-conceptions d’une Océanie belle, disponible et consommable, et résiste aux différentes formes de colonialisme. L’identité queer et Fa’a Fafine de Dan Taulapapa McMullin lui permet d’incarner à la fois le féminin et le masculin et de naviguer entre les deux genres. Grâce à ce recueil, il enrichit la littérature autochtone queer vibrante et émergente.
« Avec virulence, honnêteté et lyrisme, les mots de Dan virvoltent et trouvent un chemin vers notre cœur. Poignant, émouvant, dynamique, Coconut Milk donne à voir les dures réalités auxquelles font face les Samoans et autres insulaires du Pacifique ayant fait l’expérience géographique et psychologique de la vie aux États-Unis. De l’enfance innocente sur un territoire américain, en passant par des découvertes initiatiques et par la complexité d’une orientation sexuelle refoulée, à l’émancipation de l’âge adulte, l’histoire de Dan est la notre. C’est notre histoire. Notre féministoire. Notre lutte. Plus important encore, le politique, la violence, la vulnérabilité, le réveil culturel, les juxtapositions, les paradoxes, et les contradictions de Coconut Milk constituent notre hymne de survie. Essentiel et crucial, on devrait faire goûter Coconut Milk dans les bars tiki, les universités, les sièges arrières des voitures, les nefs d’église, les espaces associatifs, les restaurants qui vendent de la nourriture crue, les bars gays, les bars hétéros, n’importe quel bar, les zones de guerre, les bases militaires, et surtout les couloirs du Congrès, où sa lecture devrait être obligatoire ! Et pour les insulaires du Pacifique vivant chez eux ou à l’étranger, Coconut Milk vient d’ouvrir la voie. MégaLOVE ! »
—Sia Figiel, auteur de Sia Figiel: They Who Do Not Grieve
Painter, visual artist and poet Dan Taulapapa McMullin is the author of Coconut Milk (The University of Arizona Press, 2013).
“With searing perception, honesty and lyricism, Dan’s words dance off the page and find their way to our hearts. Poignant, moving, dynamic in scope, Coconut Milk is but a window into the harsh realities that face Samoans and Pacific Islanders who have navigated the geography and psychology of living in and for America. From boyhood innocence on an American territory, to coming of age discoveries, to the complexities of a closeted existence, to his own adult liberation, Dan’s story is ours. It is our history. Our herstory. Our struggle. But most importantly, the political, the violence, the vulnerabilities, the cultural awakenings, the juxtapositions, the paradoxes, the contradictions of Coconut Milk is our song of survival. Essential and crucial, Coconut Milk should be tasted at tiki bars, universities, back seats of cars, church halls, community centers, raw food restaurants, gay bars, straight bars, any bar, war zones, military bases and especially in the halls of congress where it should be required reading! And to Pacific Islanders both at home and in the diaspora, Coconut Milk just cleared the path. MegaLOVE!”
—Sia Figiel, author of Sia Figiel: They Who Do Not Grieve

 

Filmer en Océanie

L’analyse des corpus de films issus du Pacifique permet d’interroger la façon dont les différentes sociétés océaniennes ont été représentées à l’écran, depuis l’invention des toutes premières technologies d’enregistrement audiovisuel (Langton, 1993)

Ces ressources audiovisuelles, qu’elles soient appréhendées en tant qu’outil de propagande coloniale, œuvre d’art, réservoir d’exotisme, forme de revendication politique autonome ou document scientifique peuvent donner lieu à une grande variété d’études et de questionnements (MacDougall 1991).

Les images filmées constituent également pour les Océaniens une ressource patrimoniale qui s’enrichit continuellement et qui est réinvestie aujourd’hui sous des formes créatives

 

Goldstone

A propos du film

Jay Swan, inspecteur de police aborigène à la recherche d’une jeune fille disparue, arrive dans la petite localité minière de Goldstone, perdue au cœur du désert australien. Il est aussitôt arrêté pour conduite en état d’ivresse par Josh, le jeune policier du cru. Peu après, lorsque sa chambre de motel est attaquée au fusil à pompe, Jay comprend que quelque chose d’illégal se trame dans la région. Malgré les réactions hostiles de l’ensemble de la communauté, Jay va s’acharner à découvrir la sordide vérité. Lorsqu’il met au jour un vaste réseau de crime, de cupidité et de corruption impliquant le maire, la mine et le Conseil des terres aborigènes, il devra affronter ses démons, mais aussi faire de Josh son allié s’il veut rétablir la justice à Goldstone et préserver la terre de ses ancêtres.

Ivan Sen

Réalisateur, scénariste, monteur, musicien, il a réalisé de nombreux courts métrages et documentaires (Vanish, Shifting Shelter, Yellox Fella (Un Certain Regard 2005)). En 2002, il réalise Beneath Clouds, primé au Festival de Berlin puis Dreamland, Toomelah (Un Certain Regard Cannes 2011) et Mystery Road (2013)

 

Blackbird

A propos du film

Un court métrage sur la traite d’esclaves mélanésiens,le blackbirding, pratiqué à la fin du 19e siècle par les navires «santaliers» au profit des plantations de canne à sucre d’Australie.

Amie Batalibasi

est une auteure, réalisatrice, productrice et productrice australienne des îles Salomon (Kosi / Feralimae) et la boursière Merata Mita 2017 par le biais du Sundance Institute Native American and Indigenous Film Program. En tant que mentor et formateur média, Batalibasi a produit des dizaines de courts-métrages réalisés par des cinéastes pour la première fois à travers des projets communautaires collaboratifs avec des communautés indigènes et culturellement diverses dans et autour d’Ausralia et dans les îles Salomon. Le projet actuel de Batalibasi est une adaptation de son court métrage primé, Blackbird. L’histoire explore l’histoire peu connue des esclaves du sucre des îles du Pacifique de l’Australie. Ses films ont été projetés en Australie et à l’étranger.

 

 

 

 

Tide of chance

A propos du film

La cinéaste Amie Batalibasi est retournée rendre visite à sa famille dans le village balnéaire de Malaita, aux Îles Salomon, à une époque où le village était affecté par les marées extrêmes dues au changement climatique. Tide of chance documente les histoires des gens, entrelacées avec les événements entourant la perte d’un être cher, alors que la mer s’élève autour d’une communauté au bord d’un changement inévitable.

Amie Batalibasi

est une auteure, réalisatrice, productrice et productrice australienne des îles Salomon (Kosi / Feralimae) et la boursière Merata Mita 2017 par le biais du Sundance Institute Native American and Indigenous Film Program. En tant que mentor et formateur média, Batalibasi a produit des dizaines de courts-métrages réalisés par des cinéastes pour la première fois à travers des projets communautaires collaboratifs avec des communautés indigènes et culturellement diverses dans et autour d’Ausralia et dans les îles Salomon. Le projet actuel de Batalibasi est une adaptation de son court métrage primé, Blackbird. L’histoire explore l’histoire peu connue des esclaves du sucre des îles du Pacifique de l’Australie. Ses films ont été projetés en Australie et à l’étranger.

 

 

 

 

un livre, un auteur

Toutes ces rencontres ont lieu au Palais des Congrès

29 mars à 11 h
DES CARTES ET DES ANCETRES
de Peter Sipeli
LECTURE par Peter Sipeli
Intervenants : Mireille Vignol, traductrice et interprète, Nathalie Rodriguez et Michel Bon, éditeurs « Les Petites Allées »

30 mars à 16h15
LE LIVRE DES ILES NOIRES. VIES DE FLETCHER
De Pierre Furlan
C’est une œuvre de fiction qui campe des personnages sur trois générations et recrée la famille à laquelle Fletcher ne pouvait pas croire. Mais il s’agit d’un « roman vrai », entièrement fondé sur des faits avérés, qui présente aussi pour la première fois des lettres retrouvées de R.J. Fletcher, lettres qui donnent à celles qui lui ont valu sa gloire un éclairage neuf et passionnant.
Dédicaces de l’auteur

30 mars à 18h30
UN HOMME DE SAGESSE
de Camilla Chance
Cet ouvrage, bestseller à sa sortie en Australie, est le fruit d’une rencontre et d’une amitié de vingt-cinq ans entre l’auteure Camilla Chance et Banjo Clarke, un ancien aborigène considéré comme le Mandela aborigène. Dans ce témoignage d’une vie, Chance retrace le parcours de Banjo Clarke et transmet son message de pardon et de compassion.

31 mars à 11h30
YEIWENE YEIWENE. CONSTRUCTION ET REVOLUTION DE KANAKY
de Hamid Mokaddem
Dédicaces de l’auteur

31 mars à 16h
DE SEDUCTION EN SEDUCTION et autres nouvelles
de Léopold Hnacipan
Dédicaces de l’auteur

1er avril à 11h30
LES CALEDONIENS
de Catherine C. Laurent
En présence de Hamid Mokaddem
Dédicaces de l’auteure

1er avril à 14h
KAWEKAWEAU
de Thanh-Van Tran-Nhut
Dédicaces de l’auteure

1er avril à 17h
BLUFF
de David Fauquemberg
Dédicaces de l’auteur

 

2 avril à 10h
JEAN-MARIE TJIBAOU, UNE PAROLE KANAK POUR LE MONDE
d’Eric Waddell
Dédicaces de l’auteur

2 avril à 11h35
LA PROMESSE DE MINUIT
de Zane Lovitt
Dédicaces de l’auteur

2 avril à 14h30
REBROUSSE TEMPS
de Roland Rossero
Dédicaces de l’auteur

 

 

Je suis qui moi?

A propos du film

 Ce film interroge la question du métissage en Nouvelle-Calédonie et s’appuie sur une série de portraits de jeunes métis qui cherchent leur avenir dans un mode pluriculturel en proie à l’échéance référendaire de la fin de l’année 2018.

Pourquoi j’ai ressenti le besoin de faire ce film. J’étais enseignante de grands élèves (bac et post-bac). Comme j’organisais des moments de rencontres, des élèves métis parlaient de leur « mal être », surtout de leur souffrance enfant. Pourquoi n’en parlait-on pas ? C’était un sujet tabou. Pour moi, il fallait ouvrir un débat sur le thème. Le déclic est aussi venu d’une mère amie blanche mariée avec un mélanésien dont la fille a fait de l’anorexie à 12 ans, tellement elle souffrait de ne pas savoir se situer.

Monette Goudet

 

 

 

 

 

 

Jasper Jones

A propos du film

Australie-Occidentale, été 1969. Le jeune Charlie est réveillé au beau milieu de la nuit par Jasper Jones, un adolescent mi-aborigène à la mauvaise réputation, qui vient frapper à sa fenêtre. Implorant l’aide de Charlie, Jasper le conduit dans la forêt et lui montre quelque chose qui changera sa vie à jamais. Charlie et Jasper vont devoir s’allier et affronter leurs peurs pour tenter d’élucider un mystère qui consume toute une communauté. Dans la petite ville isolée étouffée par les secrets, les ragots et les tragédies insoupçonnées qui se jouent derrière les façades coquettes, Charlie verra sa famille voler en éclats, éprouvera ses premiers émois amoureux, et découvrira ce qu’est le véritable courage.

Rachel Perkins

Née en 1970, elle appartient à la communauté aborigène des Arrentes. Elle est diplômée de l’AFTRS et fût membre du board de ScreenAustralia. En 1998, elle réalise son premier long métrage, Radiance, puis le moyen métrage One Night The Moon suivi de « Bran Nue Dae ». Elle a aussi réalisée des documentaires (First Australians), TV films (Mabo) et séries (Redfern Now, Mystery Road).

A la Coupe d’Or

Avec Mere Boynton, Yuki Furukawa, Drengen Hnamano, Jullie Nanai-Williams, Makoto Nasu, Tai Paitai, Ixepe Sihaze, Wenehnehmu Sihaze, Daisuke Tomita
Chorégraphe: Régine Chopinot
Percussions: Francisco Escalante Vargas
Son: Nicolas Barillot
Lumière:  Genta Iwamura puis Yasuhiro Fujiwara
Costumes: Tomomi Kawaguch

Réservation et paiement auprès de l’Office de Tourisme de Rochefort au 05 46 99 08 60 ou en ligne sur le site de l’office de tourisme.
Prix des places 15€. Tarif unique.
https://www.rochefort-ocean.com/organiser/agenda/agenda-complet/spectacle-pacifikmeltingpot-1490238

 

PacifikMeltingPot – PMP

c’est la rencontre d’artistes du Pacifique réunis par Régine Chopinot. Leur dialogue chorégraphique aboutit à une entente des corps, une combinaison de chants et une concentration de gestes qui cherchent à dépasser le particulier pour atteindre une énergie commune.

Après plusieurs années d’un travail collectif réalisé in situ (Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande et Japon), Régine Chopinot a imaginé chorégraphiquement ce « continent liquide » qu’est le Pacifique et suscité la rencontre d’artistes, à la fois insulaires et connectés au monde extérieur.
 
PacifikMeltingPot est le résultat de cette aventure. À l’image de la balle lancée puis rebondissant, le spectacle exprime l’équilibre ténu entre le centre et la fuite, la légèreté et le poids, le corps et le groupe.

En danse, tout se transmet oralement, à l’instar de ces cultures anciennes que sont les cultures maori, samoa, cook, kanak et nippone où la transmission des connaissances utilise certes la parole mais aussi et indifféremment, l’impact du toucher, la mémoire relative aux lieux, la pratique de certains rites, la force de l’imaginaire. Véritables arts de vivre dans lesquels danse, chant, musique sont inclusifs jamais exclusifs. La présence du corps agile, affûté, expérimenté n’est pas réservé à la danse ; on peut l’observer dans des situations aussi simples, quotidiennes que la marche sur les chemins, en brousse ou avec la culture des champs mais également dans des contextes culturels comme ceux du tatouage ou de la cérémonie du thé.
Ces nombreux allers retours entre le simple et le complexe, l’individu et le groupe se vivent au présent avec beaucoup de fluidité et de porosité.
Désormais PMP, crée au Japon en septembre 2015, éprouve sa détermination à survivre grâce à la force et la qualité de ses relations tissées sur le temps.

Avec le soutien de l’Onda – Office national de diffusion artistique
et du Poemart Pôle d’export de la musique et des arts de la Nouvelle-Calédonie

 

Ateliers jeunesse

Médiathèque Rochefort La corderie

Drôles de rendez-vous

Samedi 31 mars à 16h30 – gratuit
Séance de lecture pour enfants avec Catherine C. Laurent

 

 

le 29 et 30 mars
au Palais des Congrès accueil des scolaires et interventions dans les établissements scolaires

Lycée Marcel Dassault, Maurice Merleau Ponty, Gilles Jamain et du collège Saint Agnant.
Nouveauté : ateliers de traduction au sein d’établissement

 Les ateliers Pikinini

Comme chaque année, pour profiter du festival en famille, l’équipe du musée Hèbre s’installe au Palais des Congrès pour proposer des ateliers à vos enfants pendant les projections.
Renseignements et inscriptions
auprès du musée Hèbre au 05 46 82 91 60

 


atelier tapa

Samedi 31 mars à 10h – à partir de 6 ans – 8 places – gratuit
Découvre un tapa de Futuna et inspire toi de ses motifs

 

atelier paysage

Samedi 31 mars à 14h – à partir de 6 ans – 8 places – gratuit
Paysage à l’aquarelle sur le thème de la Nouvelle-Calédonie

 

 

atelier casse-tête

Dimanche 1er avril à 10h –  à partir de 6 ans – 6 places – gratuit
Atelier modelage sur le thème du casse-tête marquisien

au musée Hèbre
Contes kanak en famille

Samedi 31 mars à 16h – à partir de 6 ans – 2€ par personne
(Rendez-vous au musée Hèbre)
Dans l’espace kanak du musée Hèbre de Saint-Clément, la conteuse Sophie Salleron vous propose de découvrir en famille les contes kanak.
Places limitées. Inscription conseillée auprès du musée Hèbre au 05 46 82 91 60

 

Man Vila

A propos du film

Man Vila suit les pérégrinations de Roy Iasul, un chef coutumier originaire de Tanna, qui travaille comme chauffeur de taxi dans la capitale du Vanuatu, Port-Vila. En quête de clients, il nous promène dans cette ville en plein boom immobilier et touristique.

Eric Wittersheim

Anthropologue et cinéaste, il mène des recherches sur la politique dans le Pacifique Sud. Il a notamment enquêté en Nouvelle-Calédonie et au Vanuatu sur les stratégies électorales et la formation de l’Etat, et plus récemment sur les dynamiques urbaines et la déviance. Il a également mené des recherches sur les supporters de football et sur les néo-ruraux dans la France contemporaine. Il réalise documentaires qui ont reçu plusieurs prix dans des festivals de films ethnographiques (Grassroots, ceux qui votent, prix du jury au Fifo ; Le Salaire du poète, Prix Bartok au Festival Jean Rouch).

De 2007 à 2009, il a été chercheur au East-West Center, institut de recherche américain basé à Hawai’i. Maître de conférences à l’EHESS (Paris) depuis 2011, il a auparavant enseigné l’anthropologie urbaine à l’Ecole d’Architecture de Versailles ainsi que le Bislama (langue nationale du Vanuatu) à l’Inalco. Il est depuis 2016 directeur de l’Iris (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux).

Cécile Kielar

est monteuse de films pour la télévision (fiction et documentaire). Man Vila est sa première réalisation. Elle est également photographe.

Patricia Grace

OTAGES DE LUNE ET ARTISANES DE MAREES CHEZ PATRICIA GRACE

La présentation porte sur l’approche de la mythologie maorie et plus particulièrement du personnage de Rona, la femme-lune à qui l’on doit le langage profane, que l’on rencontre dans deux nouvelles du recueil  De petits trous dans le silence  (Éd Au Vent des îles, 2014).

l’auteure maorie Patricia Grace

Patricia Grace est une figure littéraire néo-zélandaise majeure, qui a contribué à la naissance de la littérature maorie en Nouvelle-Zélande. Son œuvre est saluée pour sa capacité à dépeindre la culture maorie et à exprimer ce qu’être maori signifie. Née en 1937 à Wellington, Patricia Grace s’est d’abord tourné vers l’enseignement, tout en commençant à écrire vers l’âge de 25 ans. Elle et son mari s’installent avec leurs 7 enfants à Plimmerton, près de Wellington, où elle vit encore aujourd’hui. En 1975 paraît son premier recueil de nouvelles : Waiariki and Other Stories. Grace devient la première femme maorie à publier un recueil de nouvelles. Mutuwhenua: The Moon Sleeps, son premier roman, paraît en 1978 et raconte une histoire d’amour entre une jeune femme maorie et un homme pakeha (blanc). C’est la première fois qu’une histoire d’amour interraciale est racontée du point de vue maori et par une auteure maorie. En 1985, Grace quitte l’enseignement pour se consacrer pleinement à l’écriture. Un an plus tard, elle publie Potiki, son deuxième roman, et par la suite suivront huit autres romans, cinq livres pour enfants et cinq recueils de nouvelles.

présentée par Anne Magnan-Park

est traductrice et maître de conférences à l’université d’Indiana, aux États-Unis, où elle enseigne les littératures anglophones et francophones du Pacifique.

Joute de traduction

La joute de traduction offre une visibilité du travail du traducteur littéraire. Organisée avec la complicité de l’Association des traducteurs littéraires de France, cet exercice, surtout pratiqué dans des milieux professionnels clos, permettra de faire découvrir aux enseignants ou à des personnes utilisant l’anglais dans leurs activités professionnelles mais surtout au public du festival, les subtilités de la traduction.

Deux traducteurs présentent leur traduction d’un texte anglais inédit en France et défendent leur choix lors d’une joute amicale qui met en avant l’importance le travail du traducteur littéraire.
Cette année, le texte choisi est  I came to poetry de notre invité fidjien Peter Sipeli.

Maria

A propos du film

Une grand-mère māori alitée et silencieuse après une longue maladie. Sa nombreuse famille a pourtant besoin d’elle pour faire face à une crise grave. Comment retrouvera-t-elle la force de les aider ?

Résidences Randell Writers Cottage

Résidences Randell Writers Cottage

Situé à Wellington, le Randell Cottage accueille alternativement, chaque année, un auteur français et un auteur néo-zélandais pour une période de 4 à 5 mois. Créée en 2001, la résidence bénéficie du soutien croisé de l’ambassade de France et du Fonds d’amitié France-Nouvelle-Zélande.
Structure organisatrice Randell Cottage Writers Trust & Ambassade de France en Nouvelle-Zélande
Partenaires Randell Cottage Writers Trust, Ambassade de France, Arts Foundation of New Zealand

Mission

Lors de son séjour, le résident est invité à animer un cycle de rencontres-littéraires autour de son œuvre dans les principales villes du pays

Peter Wells et Nadine Ribault ont été les lauréats inauguraux en 2002. De nombreux lauréats français s’y sont ensuite succédé : Charles Juliet (2003), Pierre Furlan∗ (2004), Dominique Mainard (2005), Annie Saumont (2006), Nicolas Kurtovitch∗ (2007), Olivier Bleys (2008), Fariba Hachtroudi (2009), Yann Apperry (2010-2011), Florence Cadier (2011), Estelle Nollet (2013), Thanh-Van Tran-Nhut∗ (2014), David Fauquemberg ∗ (2015), Nicolas Fargues (2016) et Josef Schovanec (2017).

Rencontres / Production :
Durant son séjour, l’écrivain se consacre à l’écriture d’un ouvrage de fiction en langue française, en rapport avec la Nouvelle-Zélande et basé sur son expérience et sa découverte du pays. Il est également demandé au lauréat de donner un cycle de quatre interventions/conférences dans les Alliances françaises (Auckland et Wellington) ou les universités du pays. Sont également
prévues : au moins une rencontre avec la presse, une émission de télévision ou radio. Au plus tardquatre mois après la fin de la résidence, le lauréat doit transmettre à l’Ambassade de France un compte-rendu de sa résidence

invités à Rochefort lors de diverses éditions du festival

Contact  pour en savoir plus:
Site ou page internet http://www.ambafrance-nz.org

Si je t’oublie Opunohu – les chemins de la culture à Moorea

A propos du film

La vallée d’Opunohu, au centre de l’île de Moorea (Polynésie française), fut autrefois le refuge d’une population importante et reste un lieu de rayonnement culturel. Dans les années 1990, la population de Moorea s’est mobilisée contre un projet de golf international qui aurait privatisé ce lieu de vie et de mémoire. Punitai Teihotaata, orateur de Papetoai, le village voisin, a appris de ses parents l’histoire de cette terre dont il connaît tous les secrets. De la terre à la mer, il nous accompagne dans un voyage au cœur de la mémoire culturelle polynésienne, avec ceux qui la font vivre aujourd’hui et travaillent à la transmettre aux jeunes générations à travers des chants, des danses, l’apprentissage de la langue, du ‘orero (art oratoire polynésien) et la redécouverte de la navigation traditionnelle.

Yannick Fer et Gwendoline Malogne-Fer

Ils sont sociologues et mènent des recherches en Polynésie depuis une vingtaine d’années. Si je t’oublie ‘Opunohu est le second film documentaire qu’ils tournent à Moorea, après Pain ou Coco, Moorea (2010), qui racontait les débats entre partisans et opposants de la « sainte cène ma’ohi » (du coco et du ‘uru, fruit de l’arbre à pain, à la place du pain et du vin) au sein de l’église protestante locale. Ils sont par ailleurs les auteurs de nombreux livres et articles, qui explorent notamment le rôle joué par les églises protestantes dans les îles polynésiennes, le militantisme culturel autochtone, les migrations régionales et les transformations liées au développement des églises et réseaux évangéliques dans cette région du monde.

 

Anne Magnan-Park

Anne est originaire de Provence. Elle a obtenu un doctorat d’anglais de l’Université Rennes 2. Elle est traductrice et maître de conférences à l’université d’Indiana (USA) où elle enseigne les littératures anglophones et francophones du Pacifique depuis une dizaine d’années. Elle a traduit et co-traduit plusieurs ouvrages de littérature et, plus récemment, des films. Ses deux co-traductrices sont Jean Anderson, pour la littérature publiée chez Aux vents des Îles, et Nelly Gillet, pour le cinéma. Elle a été membre du jury du Prix National de Traduction (National Translation Award — USA) en 2015. Elle anime depuis huit ans une série d’entretiens sur la traduction dans son université. Elle a tout récemment fondé Translate for Toddlers, un projet qui vise à souhaiter la bienvenue aux réfugiés et immigrés francophones de la région où elle vit en offrant à leurs familles des livres pour enfants traduits en français par ses étudiants.

 

A la bibliothèque de l’ancienne école de médecine navale

Un spectacle inspiré des poèmes de Selina Tusitala-Marsh
Interprètes : Charlotte van Dongen et Florent Chako
Traduction : Anne Magnan-Park
Conception : Nelly Gillet
Mise en scène collective – env. 45 mn

« Gauguin, tu nous emmerdes ! ». Le ton est donné et la voix de la poétesse néo-zélandaise résonne comme une calebasse frappée en cadence dans le cœur des deux comédiens qui vont lui prêter la leur.

Tantôt rebelle, tantôt facétieuse, la poésie de Selina Tusitala-Marsh est une œuvre qui s’épanouit pleinement quand elle est clamée, déclamée, déployée. Elle croque, de son verbe rythmé, tant les réalités contemporaines qui l’affectent (la montée des eaux menaçant Tuvalu), les injustices qui l’excèdent (le colonialisme et ses conséquences dans la Nouvelle-Zélande d’aujourd’hui), que ses propres souffrances de femme, d’artiste et d’être humain (le deuil mené comme un combat, l’écriture comme pugilat quotidien), mais aussi son intense présence au monde dans la compassion, la fantaisie et la volupté.

C’est la première fois que les poèmes de Selina Tusitala-Marsh sont traduits en français et Anne Magnan-Park éblouit par l’inventive fidélité de ses traductions.

Canaux de leurs mots à toutes deux, mots de poète et mots d’interprète, Charlotte et Florent deviennent ces « inapaisés », ces « fauteurs de trouble », ces « casse-calebasses voguant sur nos chansons » du poème éponyme et nous transmettent les vers puissants de Selina Tusitala Marsh, élue récemment Poète du Commonwealth et poète officiel de Nouvelle-Zélande.

 Selina Tusitala-Marsh

Néo-zélandaise originaire de Samoa, Tuvalu, Angleterre, Ecosse et France, Selina Tusitala-Marsh enseigne la littérature de Nouvelle-Zélande et du Pacifique à l’université d’Auckland et se consacre au développement de la poésie Pasifika. Elle a récemment reçu les titres de Poète du Commonwealth et de poète officiel de Nouvelle-Zélande.

 

Anne Magnan-Park
est traductrice et maître de conférences à l’université d’Indiana (USA) où elle enseigne les littératures anglophones et francophones du Pacifique.

 

Charlotte van Dongen

Née à Bruxelles, Charlotte van Dongen est une comédienne diplômée du Conservatoire Royal de Bruxelles. Elève de Bernard Marbaix et Yves Claessens, elle s’inspire également des pédagogies du théâtre de mouvement.

 

Florent Chako

Né en Charente, Florent Chako se forme au théâtre au conservatoire de Cognac, puis à la comédie musicale aux Cours Florent. Artiste touche-à-tout, il joue entre autres pour Disneyland et la Ligue d’Improvisation de Paris.

 

Nelly Gillet

Auteur d’une thèse sur les îles Tonga et enseignante d’anglais, Nelly Gillet poursuit des recherches sur la littérature du Pacifique et traduit les sous-titres de films māori et polynésiens.

 

Moana – A Romance Of The Golden Age

A propos du film

Au sein d’une nature luxuriante et généreuse, ils déterrent des racines et coupent les plantes qui serviront d’aliments. Près du rivage, les pêcheurs ont mis au point une technique aussi rudimentaire qu’efficace pour harponner les gros poissons. Ils chassent également la tortue géante qu’ils retournent sur le dos avant de l’embarquer difficilement. On traque aussi le petit sanglier et les enfants grimpent sur les troncs inclinés des cocotiers pour détacher les noix. Une jeune fille tisse une robe avec des fibres de palmiers. Les parents et les amis de Moana se préparent à la cérémonie du tatouage qui représente un des moments essentiels de la vie du jeune homme, puisqu’elle consacre sa virilité. Le rituel commence par une minutieuse préparation culinaire. Les aliments, enveloppés dans de grandes feuilles, sont cuits sur de larges pierres chauffées. Moana subit avec courage l’épreuve du tatouage, alors qu’une pointe d’os enfonce sous sa peau une teinture faite de noix de coco, de suie de chandelle et d’épices. Sa jolie fiancée le réconforte avec des gestes amoureusement apaisants. La séance de tatouage se termine par des réjouissances. Les participants dansent une harmonieuse « siva ». Moana et son épouse goûtent le bonheur d’être ensemble alors que la fête se prolonge.

 Moana nous en montre tous les aspects, ce qui est très intéressant. Toute la fin du film est consacrée au rite de passage d’un jeune samoan au statut d’Homme, partie qui il faut bien l’avouer paraît un peu longue, même si le caractère ethnologique de la démarche des époux Flaherty y est très nette (1).
Le montage est travaillé, assez remarquable, et le cinéaste utilise parfaitement les gros plans pour nous placer près des corps. Contrairement à son prédécesseur, Moana n’eut pas les faveurs du public. L’une des explications que l’on peut avancer pour expliquer cet insuccès est l’absence de danger apparent ou de tension. Moana de Robert Flaherty est néanmoins un très beau film que nous pouvons voir aujourd’hui dans une version restaurée et (fort bien) sonorisée en 1980 par Monica Flaherty, sa fille, qui a accompagné le tournage… âgée de trois ans. C’est l’un des films fondateurs du genre documentaire

bande-annonce:

Le cinéaste

Robert Joseph Flaherty est un réalisateur de cinéma américain, né le 16 février 1884 à Iron Mountain, dans le Michigan, et mort le 23 juillet 1951 à Vermont, dans le Montana.

Il est souvent considéré, avec Dziga Vertov, comme l’un des pères du film documentaire, terme utilisé pour la première fois lors de la sortie de Moana2, dans un article du New York Sun écrit par John Grierson3, qui travaillera plus tard avec Flaherty. Il est considéré aussi comme pionnier ou fondateur de ce que l’on nomme aujourd’hui docu-fiction ou ethno-fiction, une pratique utilisée, d’une façon plus ou moins intense, dans tous ses films depuis Nanouk l’Esquimau.

Né d’une famille issue de l’émigration irlandaise, Flaherty commence sa carrière comme explorateur, cartographe et géologue dans la région de la Baie d’Hudson, au Canada, pour le compte d’une compagnie minière. En 1913, lors de sa troisième expédition dans cette région, son patron, Sir William Mackenzie, lui suggère de se munir d’une caméra afin de filmer la nature sauvage ainsi que les gens qui y vivent. Flaherty est particulièrement intéressé par les Inuits.

Son premier reportage filmé date de 1916. Le film, enregistré sur un support nitrate très inflammable est malencontreusement détruit par une cigarette. De cette malheureuse expérience, il découvrira qu’il ne veut plus faire des films de voyages et d’expédition, mais plutôt des films de connaissance et de rapprochement des peuples plus éloignés4.

Nanouk l’Esquimau (Nanook of the North) est un travail de commande, réalisé pour le grand fourreur parisien Révillon Frères. Le film obtient un immense succès public. Pourtant, les choix de Flaherty dans le traitement du sujet, comme le fait de mettre en avant la personnalité de Nanook, lui attirent des critiques, certains allant jusqu’à l’accuser de manipulation. Le reproche n’est pas tout à fait injustifié, car certains événements ont été effectivement mis en scène.

Flaherty part dans l’hémisphère Sud en 1923 pour tourner Moana en Polynésie. Il passe un an à Samoa entre avril 1923 et décembre 1924, et raconte la vie des Polynésiens. Durant cette période, il s’intéresse aussi à l’aspect technique des prises de vue, il souhaite faire des images en couleur avec un nouveau procédé photographique. Mais le film est finalement tourné en noir et blanc6,7

En 1929 à Bali, Robert Flaherty rencontre Friedrich Wilhelm Murnau qui lui propose de créer une société de production cinématographique. Ensemble, ils coproduisent Tabou, ils participent tous les deux à l’écriture du scénario, Friedrich Wilhelm Murnau réalise le film, et Robert Flaherty devait être directeur de la photo, mais Murnau engage le cadreur, Floyd Crosby, qui apporte sa caméra et doit aider Flaherty. Flaherty ne tourne que quelques plans et Crosby gagnera un oscar pour l’image de ce film.
Flaherty et Murnau sont en désaccord sur la mise en scène, Flaherty croyant à l’authenticité du documentaire et ayant voulu filmer l’exploitation des autochtones par les blancs. Il estime que la façon dont Murnau dirige les acteurs est une manipulation .

Les parents de Flaherty étaient irlandais d’origine. Le cinéaste rêvait de filmer la terre de ses ancêtres. Grâce à John Grierson, il part durant deux ans dans la petite ile irlandaise d’Aran, entre novembre 1931 et le printemps 1933. Il tourne L’Homme d’Aran (Man of Aran), la lutte pour la vie d’une famille de pécheurs, une véritable épopée de l’homme face à la nature, le film est un poème lyrique et non un film d’ethnologue.

En 1948, il tourne son dernier documentaire Louisiana Story, ce film relate l’installation d’une plateforme d’extraction de pétrole dans les marais de Louisiane. C’est une commande de la Standard Oil Company destinée à montrer les problèmes de la recherche pétrolière en milieu difficile.
Robert Flaherty raconte la vie d’un jeune garçon dans la nature sauvage des marais et confronté à l’arrivée des techniciens venus installer un derrick10.

Une certaine vision du cinéma
Flaherty est un des premiers à avoir fréquenté ses sujets avant de les filmer. Ainsi, son cinéma repose sur ces liens de complicités. Le cinéma selon Flaherty est un moyen de connaissance et de rapprochement. Il voit ses filmés comme de réels collaborateurs. Ainsi, il traite sa pellicule sur les lieux même du tournage et projette son film à mesure de son montage et de sa collaboration. Flaherty est le premier réalisateur, qui établit le principe de fréquentation et complicité avec les filmés qui sera cher, plus tard, au cinéma direct, méthode largement utilisée par Jean Rouch dans ses films.
Flaherty arrive sur les lieux du tournage sans préconception. Il ne sait pas ce qu’il va trouver sur place et il est toujours dans l’attente d’une révélation. Quand il a trouvé cette révélation, il essaie de la mettre en valeur par sa mise en scène documentaire. Il veut ainsi atteindre l’essence de cette vérité.

Il y a donc mise en scène chez Flaherty. Il dramatise les évènements, engage des acteurs non-professionnels pour jouer dans ses films. Par exemple, Nanouk l’Esquimau ne s’appelle pas Nanouk mais Allakariallak. Il n’est pas en couple avec cette femme et n’a pas ces enfants. Dans L’homme d’Aran, le pêcheur n’est pas vraiment un pêcheur, et ce n’est pas réellement sa famille.

Flaherty recrée également certains moments qui ont été impossible à filmer. Il déforme aussi la réalité en créant pour Nanouk l’Esquimau un faux igloo pour pouvoir filmer à l’intérieur de celui-ci (un vrai igloo n’aurait pas laissé entrer assez de lumière pour le tournage).
Cette déformation de la réalité a été souvent critiquée mais également défendue par des auteurs comme Gilles Marsolais. Celui-ci dénonce le puritanisme de la pseudo objectivité: il est question avant tout de respecter une vérité profonde.
Également, le dialogue pour Flaherty n’a que peu d’importance. Pour lui, c’est la musique de la langue qui est intéressante plutôt que son sens. Il accorde également beaucoup d’importance à la musique de ses films car ils sont créateurs de mouvements, qui, selon lui, sont ralentis par la parole.

Contemporain de Flaherty, le Portugais José Leitão de Barros est, avec lui, un des pionniers de la docufiction et de l’ethno-fiction, avant que Jean Rouch ne les applique d’une façon méthodologique en tant qu’anthropologie visuelle.

Les films de Flaherty sont des films humanistes, contemplateurs, lyriques et épicuriens, à l’image de l’homme. Ce sont des films de combat et de courage, proches du mythe. Ces thèmes sont récurrents chez son cinéma : la beauté naturelle/ les anciennes traditions /le regret du passé / l’entraide familiale /le conflit de l’homme avec la nature /l’apprentissage par la souffrance

Filmographie

1922 : Nanouk l’Esquimau (Nanook of the North)
1925 : The Pottery-Maker
1926 : Moana (Moana : A Romance of the Golden Age)
1927 : The Twenty-Four Dollar Island
1928 : Ombres blanches (White Shadows in the South Seas) (coréalisation avec W. S. Van Dyke13)
1931 : Industrial Britain (coréalisation avec John Grierson)
1931 : Tabou (Tabu) (coréalisation avec F.W. Murnau)
1934 : L’Homme d’Aran (Man of Aran)
1937 : Elephant Boy (coréalisation avec Zoltan Korda)
1942 : La Terre (The Land)
1948 : Louisiana Story
1949 : The Titan: Story of Michelangelo, (coréalisation avec Richard Lyford et Curt Oertel)

Cousins des îles

A propos du film

  

Auto-financé et auto-distribué, Cousins des îles est le premier film du cameraman, Stallone Vaiaoga-Ioasa. Cette comédie romantique permet de découvrir la culture samoane grâce à un jeune homme qui s’évertue à renouer avec son héritage, même si ses motivations sont discutables. Un beau jour, Adam, sorte d’adolescent attardé, qui passe du lit au canapé et ne se passionne que pour sa PlayStation, reçoit une flèche de Cupidon et décide de tout faire pour séduire la jeune femme de ses rêves qui, elle, n’a d’yeux que pour les « vrais mecs des îles ». Il quitte le confort de sa banlieue d’Auckland pour rejoindre ses deux cousins à Samoa. Commence alors pour lui un véritable parcours du combattant pour apprendre comment vivre, voire survivre, selon le mode de vie local, et intégrer les leçons pratiques et philosophiques de Mose et Tavita.

Énorme succès commercial en Nouvelle-Zélande et à Samoa, Cousins des îles est la preuve que les films Pacifico-centristes ont une carte à jouer auprès du public, national et international.

 

 

 

Stallone Vaiaoga-Ioasa

Samoan né en Nouvelle-Zélande, Stallone Vaiaoga-Ioasa s’intéresse de près à la représentation dans les medias des peuples du Pacifique. Après une formation de dix ans en tant que cameraman pour la télévision, il sort Cousins des îles, pour lequel il est à la fois scénariste, réalisateur, cameraman et producteur. Dans ce premier long métrage, l’auteur a fait appel à toutes les ressources à sa disposition pour produire une œuvre qu’il espère porteuse d’un message fort sur la quête identitaire d’un jeune homme pris entre deux mondes. Pour lui, un tel propos peut jaillir d’une comédie légère et joyeuse. Sortie en salles en janvier 2018, sa nouvelle comédie, Hibiscus & Ruthless, accorde cette fois la place centrale à un duo de jeunes femmes, amies depuis l’enfance, qui doivent faire face aux multiples tentations que représente la gent masculine.

 

Aventures dans les îles

A propos du film

Gilles Dagneau s’intéresse à l’histoire de la  Nouvelle-Calédonie à travers le cinéma…
Tourner un film en Nouvelle-Calédonie, voilà qui pourrait constituer un fantasme pour bon nombre de cinéastes. De 1930 à nos jours, plusieurs d’entre eux ont posé leur caméra dans l’archipel. Mais leur vision des îles a suscité un certain nombre de malentendus. C’est ainsi que Jean Mugeli et Georges Péclet cèdent aux amalgames et importent dans leur cinéma l’imaginaire propre à la Polynésie. Quant à Marie-France Pisier et Mathieu Kassovitz, ils se voient vivement critiqués en abordant des sujets encore délicats en 1990 et 2010 : la colonisation et la prise d’otage dans la grotte d’Ouvéa.

Mais aujourd’hui, que nous apprennent ces films sur la Nouvelle-Calédonie ? Quelle image du pays ont-ils donné à l’extérieur ? En quoi les calédoniens se reconnaissent ou non dans ces films ? En quoi sont-ils le reflet de leur époque ?
En prenant appui sur de nombreux entretiens et des archives rares, Aventures dans les îles tente de répondre à ces questions. Avec sérieux… et humour !

Gilles Dagneau

Réalisateur, scénariste, il a débuté comme rédacteur à La Revue du Cinéma et aux Fiches de Monsieur Cinéma.
Il est l’auteur de deux biographies, l’une sur Dustin Hoffman parue en 1981 et l’autre sur Ava Gardner, publiée chez Gremese en 1984 et parue aux Etats-Unis en 2003.
Chef monteur pour la télévision depuis 2001, il a séjourné dix ans en Nouvelle-Calédonie et trois ans en Polynésie. La Nouvelle-Calédonie lui doit notamment   Tjibaou , la parole assassinée ? (1998)    Tjibaou , le pardon (2006), Le Gendarme Citron  (2008) et Renzo Piano  le chemin kanak (2008). Entretien avec un As du scénario.

Entretien avec Gilles Dagneau
Comment avez-vous eu l’idée de ce film ?
Au début des années 90, j’avais mis de côté un extrait du journal de la Société des Océanistes dans lequel le père O’Reilly analysait un film, Visions Australes (ou Rapt dans la jungle), qui avait été tourné à Lifou, au début de l’année 1931. Ça m’avait intrigué et je me suis toujours dit qu’il y avait peut-être là un début de matière. Je venais d’arriver en Nouvelle-Calédonie et j’avais un peu suivi le tournage du « Bal du Gouverneur » de Marie-France Pisier. Ensuite, j’ai découvert L’Espionne sera à Nouméa, grâce à l’affiche qui se trouve dans le hall du cinéma de La Foa. Et puis, il y a eu L’Ordre et la Morale qui a beaucoup fait parlé. J’ai eu l’idée de réunir ces films qui correspondent à quatre époques différentes, à quatre styles de cinéma (le film ethnographique, la série B, le film d’auteur et le film politique), de balayer et l’histoire de la Calédonie et l’histoire de la Nouvelle-Calédonie.

Il y a eu d’autres films, Louise Michel par exemple ?
Je me suis limité aux films cinéma sortis en salle, réalisés par des métropolitains : à ma connaissance, il y en a eu quatre.

C’est un peu la suite du gendarme Citron ?
Si vous voulez, parce que ce sont également des aventures cinématographiques en Nouvelle-Calédonie. Sauf que Citron fait des films d’amateurs. Là, il s’agit de films réalisés pour le cinéma. Et ça change tout. Parce que il y a des enjeux financiers. Et bien souvent, en tous cas pour les deux premiers films, les réalisateurs se conforment aux idées reçues sur le Pacifique, lequel se limite à Tahiti.

Vous faites le parallèle entre la Nouvelle-Calédonie et Tahiti?
La Nouvelle-Calédonie, en matière de cinéma, est moins bien lotie que la Polynésie. A l’époque de Tabou et du Bounty, la Nouvelle-Calédonie n’inspire rien d’autre que le modeste Visions Australes et L’Espionne sera à Nouméa. C’est moins prestigieux.

Pourquoi ?
Parce que la Nouvelle-Calédonie fait moins rêver, même encore aujourd’hui.

Quel intérêt alors de parler de ces films ?
L’intérêt est qu’aujourd’hui le décryptage de ces films, pas forcément bons, nous renseigne sur l’époque. Les films de Citron ne sont pas représentatifs de leur époque puisqu’ils qu’il sont « exceptionnels » : Citron était le seul à faire ça. Alors que L’Espionne sera à Nouméa correspond à l’esprit de la période post-coloniale (et encore plus le documentaire qui l’accompagne : Nouvelle-Calédonie, terre de soleil, qui vaut vraiment le détour !). Et donc, on s’aperçoit qu’un mauvais film devient, avec le temps, aussi intéressant et précieux qu’un bon film. Quand Christiane Terrier décrypte les images de L’Espionne, c’est très intéressant : le film est devenu un document d’étude historique. A cela s’ajoute l’affectif et l’anecdotique, les souvenirs que suscitent la (re)découverte d’un film. Je m’en suis rendu compte au festival du cinéma de la Foa quand on a présenté le film en juin 2014 : le public était ravis.

D’où vient le titre Aventures dans les îles ?
C’est le titre d’un feuilleton américain qu’on regardait quand on était gosses : les aventures du capitaine Troy, basé à Tahiti et qui naviguait dans les eaux bleues du Pacifique à bord de son voilier, le Tiki. Vu de Paris, ça nous faisait rêver. On avait droit à tous clichés, on adorait !

Vous avez reconstitué quelques scènes de Visions Australes à Lifou ?
Oui, parce que je n’ai pas retrouvé de copie de ce film. C’est Stéphane Piochaud qui joue le rôle du réalisateur Jean Mugeli. J’ai toujours eu envie de travailler avec Stéphane. Je l’ai connu quand il avait 17 ans, au lycée La Pérouse, il était dans la section audiovisuelle. Il jouait déjà dans les films de ses camarades et je l’avais remarqué. J’ai voulu lui donner un rôle dans Prisonnier du soleil, mais il n’était pas libre. Je n’ai pas eu besoin de beaucoup le diriger, car il était bien tout de suite. Heureusement, car je tournais seul, aidé par Gilles Donneger à la régie et Sophie Eugène aux costumes.

Dans la seconde partie du film, on change de ton.
Il y a un ton et une esthétique pour chaque partie du film qui correspond à l’époque traitée. Dans la seconde partie, on arrive à l’époque des événements. Et donc à une époque plus douloureuse. Mais il ne s’agissait pas de traiter des événements, comme je l’ai fait dans certains de mes précédents films. Pour Le Bal du Gouverneur, j’ai axé le propos sur l’incongruité qu’il peut y avoir de réaliser un film au sortir d’une époque aussi troublée. Je suis bien placé pour dire que quand on réalise un film, on est dans sa bulle, on pense que c’est la chose la plus importante au monde. Pour L’Ordre et la Morale, les polémiques autour du film sont juste évoquées. J’ai préféré consacrer une longue partie à Iabe Lapacas, l’acteur originaire de Lifou, qui donne la réplique à Mathieu Kassovitz. Et boucler la boucle, depuis le premier acteur kanak à Lifou en 1931, le grand chef Cakiné Boula.

Vous rencontrez autant de difficultés dans vos tournages que les metteurs en scène dont vous parlez ?
Je travaille dans un registre plus modeste. Mais je me sens très à l’aise à tourner en Nouvelle-Calédonie. Il y a une disponibilité des gens qu’on ne rencontre pas ailleurs. Et on peut improviser très vite quelque chose qui tient la route. Il y a un gros potentiel, des talents et beaucoup d’envies.

Festivals:
– Rencontre international du cinéma des Antipodes 2016
– Semaine du film de la Caraïbe et des Outre-mer 2016
– Festival International du Film documentaire Océanien FIFO 2017

Filmographie

Les horizons chimériques, documentaire, 52 mn, 2014
Prisonnier du soleil, fiction documentaire, 52 mn, 2010
Le gendarme Citron, documentaire, 52 mn, 2008
• Renzo Piano, le chemin kanak, documentaire,  52 mn, 2008
Tjibaou, le pardon, documentaire, 52 mn, 2006, Fipa 2007, primé aux Etoiles de la Scam, meilleur film pour la résolution des conflits dans el monde
Tianô, la parole déchirée, fiction, 35 mn, 2003
• Tjibaou, la parole assassinée, documentaire, 52 mn, 1998, Fipa 1999
• Le bridge, fiction, 12 mn, 1986. Nomination aux Césars 1987, catégorie meilleur court-métrage

 

 

Destins lointains

A propos du film

Aux quatre coins du monde, des Calédoniens mènent leurs carrières avec passion et ambition. Ils ont souvent choisi l’expatriation pour se réaliser professionnellement que ce soit dans le commerce maritime, les assurances, les nouvelles technologies ou la mine.
Ils s’appellent Robert, Ingrid, Lenka ou Edouard. Ils font carrière en Asie et en Europe. Ils sont tous Calédoniens. Malgré leur attachement au Caillou, ils ont choisi de mener leurs vies professionnelles à l’étranger.
Quelle que soit leur origine, ils ont réussi à se faire une place à l’étranger grâce à leurs compétences et à leur motivation.
De Paris à Singapour, de Lyon à Séoul, nous suivrons le parcours de ces jeunes Calédoniens (âgés de 30 à 40 ans) qui prouvent que la Nouvelle-Calédonie sait faire émerger des talents.
Venir de Nouvelle-Calédonie a-t-il été un atout ou un handicap dans leurs carrières ?
Comptent-ils s’y installer plus tard ? Se sentent-ils toujours Calédoniens ? Comment vivent-ils leurs « exils » ? Pourquoi ces jeunes ne reviennent-ils pas au pays ?

 Jenny Briffa

Depuis 2009, fondatrice et gérante de Têtemba productions, société de production néo-calédonienne. Production et réalisation de reportages, magazines et documentaires dans le Pacifique.
– correspondante de France 2, France 24, Arte.
– de 2003 à 2009, reporter aux rédactions nationales de France 2, France 3, RTL, France Info, France Inter, France Bleu Nord

Prix et concours
– Bourse Jean d’Arcy France Télévisions 2005,
– Prix Rotary du jeune Reporter 2005

Filmographie

Conduites Dangereuses, 52 mn, Canal + Calédonie, Nouvelle-Calédonie 2016
Kaneka, le pays en harmonie ?, 52 mn France ô, Nouvelle-Calédonie
Atrokwaa Jo, Un océan en héritage, 52 mn NC 1ère, Nouvelle-Calédonie, 2015
Le Pacifique, un océan de solutions, 70 mn, France ô, Nouvelle-Calédonie, Vanuatu, Wallis et Futuna, Polynésie
Singapour, le paradis du business, 26 mn, France 2, Un œil sur la planète,Singapour
Un rêve kanak, 52 mn, Canal + overseas , Nouvelle-Calédonie, 2014
Au cœur de la Brousse en folie, 52 mn France Télévisions, Canal + Overseas, Nouvelle-Calédonie
Une nature envahissante, 52 mn, Canal + Overseas, Nouvelle-Calédonie
Ouvéa, laboratoire du vivre ensemble, 13 mn, France 24, Nouvelle-Calédonie, 2013
L’odyssée des baleines, 30 mn , France 2, 13h15 le samedi, Nouvelle-Calédonie 2012
Le trésor Nickel, 26 mn, France 2, 13H15 le samedi, Nouvelle-Calédonie
Les pionniers de l’opale, 26 mn, France 2, 13H15 le samedi, Australie
Le bonheur est dans le pré, 26 mn France 2, Un œil sur la planète, Nouvelle-Zélande, 2011
Black is beautiful, 26 mn, France 2, 13H15 le samedi, Nouvelle-Zélande
Le royaume de la République, 26’, France 2, 13H15 le samedi, Wallis et Futuna
Les îles aux enfants, 26 mn France 2, Polynésie Française, 2010
L’île sur pilotis, 26 mn France 2, 13h15 le samedi, Tuvalu, 2009
La Terre mère, 26 mn France 2, 13h15 le samedi, Australie
Australie, un mode de vie cool ? 26 mn, France 2, Un œil sur la planète, Australie, 2005
Les ateliers de fortune, 26 mn, prix rotary du jeune reporter, Afrique du sud

Jérome Javelle

Réalisateur / monteur
Courts Métrages
• 1995 Déroute, fiction N&B 11mn40, Son pour Son / Specta Films/CEPEC 13eRencontre Cinéma de Gindou, France 1997 ; 21e Sao Paulo International Film
• Festival, Brésil 1997 ; 4e Film Festival Bradford, UK 1998 ; Festival International de Film Dakino, Roumanie 1997 ; Palermo International Videoart Film and Media Festival, Italie 1998.
• 1997 Jour de Fête inédit, 5 mn 35, Son Pour Son
• LGZ 75, fiction 25’, 16mm N&B
• 2002 Exposed, expérimental 4 mn15, Super 8 N&B
• 2003 Billy, clip 3 mn, musique Jérôme Lapierre, co-réalisation S. Romet-Lemonne
• 2004 Quelque chose suit son cours, fiction 15’, 16mm N&B. Rencontre Cinéma de Gindou, France 2004
Films documentaires
• 1997 Making of Le Comptoir long métrage 35mm de Sophie Tatischeff 1997
• 2004 Pierdel, l’illusionniste, 30 mn.
• Récréation 22 mn
• 2010 Urgence Chronique, Santé et droit de l’Homme en Birmanie Orientale 39mn,  co-réalisation Geoffroy Vincent. Back Pack Health Worker Team. Festival International du film des Droits de l’Homme, Paris 2010 / Festival International du Film de Santé, Liège 2012 / Festival du Film Humanitaire Paris 2012
• 2012 Chronique d’une Jeunesse en Exil 20 mn, autoproduction
• Mauvaise passe 14’ mn, autoproduction
• 2013 Welcome to Thailand 53 mn, autoproduction Festival Pointdoc 2013
• 2016 Au loin… le désir 80 mn. Autoproduction
• Conduites Dangereuses, documentaire 52 mn, co-réalisé avec Jenny Briffa, Têtemba Productions, Canal + Calédonie
• 2017 Destins Lointains, documentaire 52 mn, co-réalisé avec Jenny Briffa, Têtemba Productions, Canal + Calédonie
• Naufrage, documentaire 52 mn, co-réalisé avec Jenny Briffa, Têtemba Productions, Canal + Calédonie
• 2018 Seconde Chance, documentaire 52 mn, co-réalisé avec Jenny Briffa, Têtemba Productions, France Télévison – Nouvelle-Calédonie 1ère

 

Les îles de Mars

A propos du film

Ecrivain, poète, musicien, Marcel Meltherorong, alias Mars Melto, a grandi en Nouvelle-Calédonie. Adulte, il a découvert et s’est installé dans le pays de ses parents, le Vanuatu, indépendant depuis 1980. Au moment où son archipel natal se prépare à voter par référendum sur son avenir, selon les termes de l’accord de Nouméa, Mars nous guide sur les lieux de son enfance, à la rencontre d’amis, de connaissances, de responsables politiques. Avec ses mots et sa sensibilité d’artiste, il sonde les cœurs et les esprits des Calédoniens à l’approche de l’échéance. Il écoute les espoirs et les craintes, la peur de devenir pauvre « comme au Vanuatu ». Mais le Vanuatu que Mars connaît et qu’il nous fait ensuite découvrir, est bien loin de cette caricature : c’est un pays qui a fait le choix du bonheur et de la liberté plutôt que celui de la richesse. A l’image de la vie de Marcel.

Les réalisateurs

Anne Pitoiset

Journaliste dans le Pacifique depuis 2000, elle est l’auteure d’une dizaine d’ouvrages consacrés à la Nouvelle-Calédonie, parmi lesquels « Mystère Dang », « Nickel, une passion calédonienne » et Gabilou, la voix du Pacifique », parus aux éditions Le Rayon vert.
Elle est également la réalisatrice, avec Laurent Cibien, de documentaires pour la télévision consacrés aux mutations des sociétés océaniennes. Leur film « Nickel, le trésor des Kanak » a reçu en 2014 le grand prix du jury France Télévisions du Festival international du film océanien (FIFO).

Pascal Carcanade

Il a été chef opérateur puis monteur avant de se consacrer à la réalisation depuis le début des années 2000 dans le domaine du grand reportage et du documentaire. Il a travaillé avec de très nombreuses chaines de télévision en France et dans le monde, notamment hispanophones. Il s’intéresse aux questions économiques et sociales et à l’évolution de leurs antagonismes dans le monde contemporain. Son premier film, « Au carrefour des droits de l’homme »,  a été sélectionné en 2004 dans la catégorie Visions sociales du Festival de Cannes. Avec Laurent Cibien , il a réalisé de nombreux films pour Arte, France 5, France 2, RFO, dont plusieurs dans le Pacifique (Australie, Papouasie, Nauru…)

Laurent Cibien

Il a débuté comme journaliste et grand reporter (Arte, France 2). Devenu documentariste, il est l’auteur d’une vingtaine de films, parmi lesquels « Edouard, mon pote de droite », portrait au long cours d’un homme politique qui n’était pas encore Premier Ministre et « Monsieur M, 1968 », sélectionné et primé dans de nombreux festivals. Depuis 10 ans, avec Anne Pitoiset, il s’intéresse aux mutations contemporaines des îles francophones de l’Océanie (Nouvelle-Calédonie, Wallis, Futuna, Vanuatu…). Ensemble, ils ont obtenu le Grand Prix du FIFO en 2014 pour « Le nickel des Kanak ». Avec Pascal Carcanade, il a réalisé de nombreux films pour Arte, France 5, France 2, RFO, dont plusieurs dans le Pacifique (Australie, Papouasie, Nauru…)

Blessures

A propos du film

À l’heure où une crise environnementale globale affecte le fonctionnement de notre planète, quelle attitude adopter ? Continuer l’exploitation de l’environnement sans se soucier de l’avenir en prétextant les bienfaits de l’économie pour les habitants ? Cette fiction pose la question de cet avenir incertain en remontant le temps avec une légende mêlant des faits historiques (l’époque des Santaliers et du début d’un commerce invasif) et le monde invisible, cher aux Kanak, où nature et hommes sont étroitement imbriqués.
Jusqu’à présent, la Nouvelle-Calédonie privilégie la première proposition, tout en prenant quelques « mesurettes écologiques » pour se dédouaner. Au nom de l’évidente richesse minière du pays, trois grandes usines – pourvoyeuses d’emplois directs et indirects – ont tendance à mettre la terre en coupes réglées. Après une exploitation anarchique de la filière-bois au 19e siècle, de graves incendies à répétition réduisent en cendres des milliers d’hectares, chaque année. Cette terre, si importante pour le peuple autochtone mélanésien, se couvre de blessures. La population, dans son entier, n’a jamais vraiment été informée des risques à long terme et les décisions prises par l’exécutif ne sont jamais soumises avec sincérité aux habitants.

La nature calédonienne, si belle et si riche avec sa nombreuse faune et flore endémiques, émeut tous ses habitants, aussi bien les premiers occupants que tous ceux arrivés par vagues successives. Cette nature encore extraordinaire sera longuement montrée à l’écran ainsi que la symbiose harmonieuse avec les premiers habitants. Le kaori, dont quatre espèces sont endémiques à la Nouvelle-Calédonie, est un géant. Sa circonférence pouvant atteindre 5 mètres, il dépasse tous les autres arbres de la canopée. C’est un symbole de puissance et de longévité, érigeant le poteau central de la case du chef, ainsi que de fertilité. Il a été hélas surexploité sans vergogne par le passé, car sa matière ligneuse, possédant beaucoup de qualités, a attiré des commerçants sans scrupule.

Le film pose la question de cet avenir incertain en remontant le temps avec une légende mêlant des faits historiques (l’époque des Santaliers et du début d’un commerce invasif) et le monde invisible cher aux Kanak. Si l’on attaque la nature, on attaque aussi l’homme, les deux sont indissociables. Il n’est évidemment pas question de revenir en arrière toute, mais de retourner au maintien d’un cap bénéfique pour tous où la terre aurait ses droits. La scène finale en forme de questionnement pourrait laisser entrevoir une attitude entre le profit à tous crins et le respect traditionnel de la nature.

Roland Rossero

 Né le 30 septembre 1950 à Bron (Rhône), il réside en Nouvelle-Calédonie depuis 1986.

Écriture :
Auteur de sept livres – 3 livres jeunesse au CDP (Centre de documentation pédagogique),1 récit autobiographique, 3 recueils de nouvelles, 5 romans, ainsi que des écrits collectifs avec l’AENC (Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie).
Adaptation de plusieurs de ses nouvelles en court-métrages.
Journaliste culturel au journal hebdomadaire « Les Infos » de 2003 à 2012.
Pigiste à la radio et au journal trimestriel d’Endemix.

Audiovisuel :
• Réalisateur et scénariste de courts-métrages en Nouvelle-Calédonie.
Participation à plusieurs éditions du festival de La Foa.
• Pas sans les autres a obtenu le Prix Province sud du scénario en 2008.

Quatre Nautiles ont récompensé :
• Et si on refaisait les dix commandements (5 mn) – Prix du meilleur court-métrage en 1999.
• Le cinéma de papa (8 mn)- Prix RFO du public en 2003.
• Le voyeur de bicyclette  (5mn)  – Prix technique RFO en 2010.
• Contacts (23 mn) – Prix du scénario en 2014

Autres films :
• Un poids de moins (6 mn 2) – 2015
• La nuit du rôdeur (4mn52’) – 2016

Divers
Intervenant en lycées et collèges pour l’analyse filmique (scénario et réalisation) depuis 2006.
Intervenant pour des ateliers d’écriture depuis 2008 en milieu scolaire ainsi qu’au Camp Est et à la Croix-Rouge.
Fondateur de l’association Cal-Ciné en 2002 et président de 2011 à 2014.
Animateur du ciné-club de l’association avec des séances scolaires régulières.
Président de l’association « Cinéma d’ici et d’ailleurs » pour la création d’une salle de cinéma « Art et Essai » à Nouméa, en 2016.

Tofi et les larmes du Pacifique

A propos du film

A 12 ans, Tofi disait qu’il était libre et qu’il ne quitterait jamais Futuna. Aujourd’hui, Tofi va avoir 22 ans, et comme tous les îliens de son âge, il a dû faire un choix : partir ou rester. Il y a dix ans sur l’île de Futuna la réalisatrice Laurie-Anne Courson a filmé Tofi un jeune garçon. Quel adulte est-il devenu? Où vit-il ? Que fait-il ? Court-il toujours après la liberté?
Laurie Anne est retourné à Futuna pour savoir ce qu’il est devenu. Mais Tofi venait de quitter son île natale. Il est parti à Pau, ou il fait des études à l’autre bout de la planète et de sa terre natale.
Sur l’île ce départ est presque habituel. Que propose Futuna à un jeune adulte à l’aube de sa vie?
A Pau, Tofi nous explique à demi-mot son mal-être, ses rêves d’une autre vie loin de son île ou il lui sera possible de construire un avenir sans tenir compte des traditions, du poids du clan, du regard permanent de tous ceux qui vous connaissent.
A Futuna comment sont départ est perçu par sa famille ? Que deviennent ses amis qui ont fait le choix de rester ? Quel regard portent-ils sur Futuna, aujourd’hui ?
Si être libre, c’est choisir, on peut néanmoins supposer que dans les deux cas, partir ou rester, le choix est douloureux, et implique des renoncements…
A travers l’histoire de Tofi, c’est toutes les îles du monde que Laurie-Anne Courson interroge.

 

Laurie-Anne Courson

Née en Bretagne, formée aux métiers du journalisme à Marseille, j’ai bifurqué vers le documentaire à la naissance de mes jumeaux, sur l’île de La Réunion, en 2011. 

Envie de prendre le temps de chercher, de rencontrer, d’écrire, de raconter… et de me positionner. La nuance peut sembler ténue entre le reportage et le documentaire, mais elle est bien réelle à mes yeux: elle implique d’assumer le regard que l’on porte sur celui que l’on filme.

En choisissant la pointe bretonne comme port d’attache (Audierne/ Pointe du Raz) pour continuer à sillonner le monde, et en particulier les îles, je développe de nombreux projets autour de la mer. L’océan est-il un espace de liberté ou au contraire dresse-t’il un rempart contre le reste du monde?
L’insularité me fascine, la mer m’interpelle et me porte inlassablement depuis 6 ans vers de nouvelles aventures audiovisuelles.

Filmographie

* En cours de tournage : Les sentinelles de l’amer (26mn, le portrait d’un gardien de phare… en camping-car), émission Littoral, France 3.
* En cours d’écriture : 18 ans (7 mn, un court-métrage de fiction sur le passage de l’enfance à l’âge adulte).
* Janvier 2016 : Hdz, l’hôpital en mouvement (15 mn, un film militant pour la défense de l’hôpital de Douarnenez).
* Mai 2015: Sea, speed and fun (26 mn, chronique d’une génération, la génération glisse), émission Littoral, France 3.
* Juillet 2012: Réunion, je danse ton nom (vidéo-danse/ réalisation de 5 cartes postales chorégraphiques sur l’île de La Réunion).
* Mars 2011: Les Petites histoires de La Grande Chaloupe (52 mn, le portrait croisé de trois femmes dans un étrange village réunionnais), émission Archipels, France ô.

100 Tikis

A propos du film

Parfois dérangeant, ce film est un bombardement d’images, de clichés de l’Océanie, du mythe de la vahine, du méchant indigène, de culture océanienne récupérée à l’occidentale.
Un film vertigineux présentant l’envers du décor de la carte postal parfaite. Pour mieux appréhender ce déluge d’information qu’est 100 tikis, il faut en premier lieu connaître le réalisateur. Originaire des Samoa américaine, Dan Taulapapa Mc Mullin est un touche à tout. “Je travaille sur divers supports, la peinture, l’écriture et ce film est parti d’un poème que j’ai écrit “Tiki manifesto”. A cette époque j’habitais à Los Angeles et j’avais des amis qui étaient réalisateurs, acteurs, qui venaient de Nouvelle-Zélande. On passait beaucoup de temps ensemble. Mon amie réalisatrice travaillait sur un projet sur les “Tiki bars”, des bars qui sont remplis de tiki. Tout est parti de là”, raconte le réalisateur. Et de poursuivre : “Dans ce bar, on servait des cocktails dans des volcans. Les Américains étaient revenus de la Seconde guerre mondiale avec toutes ses images en tête et ont commencé à faire pleins de tiki bars. Le projet est né comme ça.”

Un poème couché sur papier, des bars à tiki à foison, Dan mène sa réflexion plus loin. Ce fils de pasteur entame plusieurs recherches de documentaires, de films, de dessins animés traitant de l’Océanie. L’artiste rédige un premier essai de ses recherches. Du crayon au pinceau, l’homme brosse sur une toile la version colorée de ses recherches. Laissant parler sa créativité, la toile se transforme en une œuvre d’art qu’il expose dans une galerie d’art de Los Angeles.

“C’est à ce moment-là, que je me suis dit, puisque mes œuvres parlent de films et de la représentation de l’Océanie, c’est peut-être un film que je devrais faire et c’était parti”, lâche Dan. Et le résultat est bluffant. Il heurte parfois certaines sensibilités. Certains se demandent par ailleurs pourquoi ces quelques coups de projecteurs sur les “raerae”, pourquoi tant de caricatures, de stéréotypes, d’Océaniens brisés, pourquoi tant d’informations dans un 52 minutes !
“Je dois peut-être être un peu fou (rires). C’était un choix délibéré de bombarder les gens d’informations, justement pour traduire peut-être le monde dans lequel on vit. On est nous-même bombardé d’informations et cette masse d’informations noie les voix indigène. On ne les entend plus”, persiste Dan. Entre décadence et cliché, certains Polynésiens peinent parfois à se reconnaître dans les images véhiculées. Pour Dan, le pari est gagné : “C’est bien là le sujet du film. Le sujet du film est bien qu’il ne s’agit pas de nous. Ce film ne parle pas de nous Océaniens. J’ai grandi aux Samoa américaine dans une case traditionnelle où le sol était fait avec des coquillages et la toiture avec des feuilles de canne à sucre. J’ai enseigné dans des écoles dans des villages complètement reculés. J’étais hébergé par des pasteurs qui m’ont toujours accepté comme fa’afafine. On se respectait mutuellement. Dans ma vie, mon enfance, j’ai très bien connu la vie traditionnelle polynésienne. Mais il faut aussi savoir que ma famille est très impliquée dans l’histoire de la colonisation des Samoa américaines. Certains étaient en faveur de la colonisation mais ont été trahis par le gouvernement américain. D’autres membres de ma famille étaient impliqués dans le mouvement de résistance et d’indépendance de notre pays. Certains ont été littéralement écrasés”, confie le réalisateur.

De cet état de fait, germe en Dan une nouvelle vision du monde, jusqu’alors restée très traditionnelle. “J’ai travaillé pour le conseil des arts et humanité aux Samoa mais dès que mon travail a été trop teinté politiquement, ils m’ont renvoyé. Depuis, je n’ai jamais plus travaillé pour le gouvernement des Samoa. Et maintenant quand je vais aux Samoa, je ne vais plus aux Samoa américaines mais aux Samoa indépendantes pour vivre ma vie d’artiste”, raconte le réalisateur de 100 tikis. “Mon film raconte en quelque sorte cette lutte dans ma vie contre le fait d’être effacé. C’est une manière de me libérer. J’exorcise mes démons en permanence et mon travail offense parfois les gens. Je ne veux pas choquer délibérément, je voulais juste faire quelque chose de drôle. Je le fais avec ma vision des choses. Et avec ma sensibilité de mahu. Il ne faut pas oublier que les mahu, les raerae se prennent beaucoup de coups dans tous les sens du terme. Enfant, j’étais battu par mon père, parce qu’il ne voulait pas que je sois une fille. Quand on grandit, la seule chose qui nous protège c’est ta bouche et ton esprit. C’est comme cela que l’on survit”, a conclu l’homme au grand cœur. L’auteur du roman “Coconut milk” espère séduire le public avec son petit grain de folie. 100 tikis est, au final, un film sur la tolérance. Un film sur un autre “nous” Océanien.
 
Blog Fifo  2018– Jenny Poehere Hunter

 

Dan Taulapapa McMullin

Cet artiste Samoan américain est connu pour sa poésie, son art visuel et son film. Ses principaux thèmes sont son héritage autochtone samoan et son identité de genre fa’afafine. McMullin crée des œuvres littéraires et artistiques depuis plus de 35 ans et a reçu de nombreux prix, bourses et subventions. Il travaille dans une variété de styles littéraires et de modes d’art visuel. Dans sa vie adulte, il a passé du temps à Los Angeles (où il a travaillé pendant de nombreuses années), et vit maintenant avec son partenaire à Laguna, en Californie, et Hudson, New York.

 

Le Vanuatu

présentation de l’archipel

 

© Béatrice Téraube

Eric Wittersheim

est anthropologue, maître de conférences et cinéaste. Il a mené des recherches sur les sociétés du Pacifique Sud et plus spécifiquement sur la politique et la formation de l’Etat en Nouvelle-Calédonie et au Vanuatu. Travaillant également sur les supporters de football, il étudie les rapports qu’entretiennent les classes populaires avec le sport et les intellectuels, ainsi que sur les néo-ruraux en France et le rapport entre idéologie politique et choix individuels.

Eric Wittersheim is an anthropologist, a scholar and a movie-maker. In his research, he focused on the creation of a State in New Caledonia and Vanuatu.

 

Pour en savoir plus sur le Vanuatu:

http://www.axl.cefan.ulaval.ca/pacifique/vanuatu.htm

 

les îles Samoa

présentation des îles Samoa indépendantes et américaines

©Béatrice Téraube

Julien Clément,

est anthropologue, spécialiste des Samoa et ses recherches et ses recherches portent sur l’expression des différences culturelles et social dans les gestes à travers l’exemple du sport, notamment le rugby. Il est adjoint au directeur du département de la recherche et de l’enseignement au Musée du quai Branly – Jacques Chirac.

He is an antropologist and works as a deputy director at the department of Research and Higher Education at the Musée du quai Branly – Jacques Chirac.

 

Pour en savoir plus sur les îles Samoa

Samoa occidentale indépendant: http://www.axl.cefan.ulaval.ca/pacifique/samoa.htm

Samoa américaine: http://www.axl.cefan.ulaval.ca/pacifique/samoa-USA.htm

 

Les secrets de Deva

A propos du film

Ce film relate l’histoire d’un lieu ancestral de Nouvelle-Calédonie, concentrant la dernière grande zone préservée de forêt sèche, un littoral bordé par un lagon classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que les vestiges des premiers peuplement datant de 3500 ans avant J.C. Cependant, depuis quelques années, Gouaro Deva est devenu la vitrine d’un projet visant à réunir pour la première fois sur l’ile Kanak, Calédoniens et métropolitains dans un projet global de développement durable à long terme. Ce film part donc à la rencontre de ce lieu unique, de son passé riche et mouvementé, de ceux qui sont les acteurs principaux de cette nouvelle aventure, ceux qui en bénéficient aujourd’hui, mais aussi ceux qui s’y opposent ou ne le comprennent pas.

Eric Beauducel

Tout commence en 1991. Lauréat des bourses de l’aventure de la mairie de Paris, Eric Beauducel arrive en Calédonie avec un ami. « Un vrai coup de foudre se souvient-il, et une première rencontre avec les tribus et la culture kanak. La surprise était grande à chaque fois de voir deux jeunes de 24 ans débouler de la forêt pour dormir à la tribu et discuter de la coutume. J’ai à l’époque fait l’ascension du mont Panié, du mont Humbold, sillonné le Grand sud sur les sentiers du bagne… et réalisé mon premier film, Terre inconnue, un 26 mn diffusé sur FR3, mes premiers pas dans le métier de réalisateur. »
Sept films sur la Calédonie plus tard (sur trente à son actif), l’attachement d’Eric Beauducel à l’archipel n’a cessé de grandir.

Filmographie calédonienne

Voyage en pays kanak, 1994, lauréat Camel aventure, sélection du festival d’aventure de Liège 1995
Les Transportés, IO Production / Histoire / Planète / France ô 1997
Le bataillon des guitaristes, Arc-en-Ciel Productions / RFO / France ô 2004. Prix du FIFO du meilleur documentaire historique
Walpole, l’île mystérieuse (docu-fiction), production Cauri films / Planète (soutien Maison de la Nouvelle-Calédonie) 2010. Lauréat du Prix du documentaire Canal+ overseas / Planète
Le lagon (teaser 3D pour Imax), Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie / UNESCO 2011
Wallis et Futuna, des jeux malgré tout. Production Grand Angle et Archipels France Ô 2013
Une justice entre deux monde, Ekla Production, NC1ère, Planète Justice (soutien Maison de la Nouvelle-Calédonie) 2013
Sur les terres du roi Nick, Ekla Production (soutien Maison de la Nouvelle-Calédonie) 2016

 

PAMdemonium

Au sujet du film

Vendredi 13 mars 2015. Sandrine se réveille à Sydney mais son cœur est au Vanuatu. La franco-australienne suit à travers les médias les ravages que cause le cyclone Pam, enregistré comme un des plus forts du Pacifique sur l’archipel mélanésien dont elle est tombée amoureuse, des années auparavant. S’entourant de ses plus proches amis cinéastes, elle décide de se rendre sur place pour voir comment les habitants ont géré le Pandemonium. Son équipe et elle découvrent au fil des rencontres le secret de leur reconstruction.

Sandrine Charruyer

Née en banlieue parisienne, Sandrine grandit à Bordeaux. Un désir de réalisation de films se développe pendant son adolescence mais ne verra pas le jour de suite. L’appel de la découverte et d’aventure l’emporte l’année de ses 19 ans et c’est l’envol vers l’étranger. Après un voyage à travers le monde, vécue dans les îles comme à Saint Martin jusqu’en Nouvelle Calédonie, c’est le charme de l’Australie qui la fera choisir cette nouvelle terre d’accueil qu’elle n’a plus quittée depuis. Elle est présentatrice et productrice volontaire dans une radio locale populaire basée sur Sydney  Eastside radio et travaille pour une émission Foreverfrench, très appréciée des auditeurs francophiles. Elle devient également actrice et metteuse en scène au sein d’une association de théâtre francophone « Le Petit théâtre de Sydney ».

En 2013, elle étudie pendant un an la production et réalisation de films à l’école de film et télévision Tafe North Sydney. Diplôme en poche, elle participe à des petites productions de court métrages aux côtés de cinéastes. Mais c’est au Vanuatu qu’elle sautera le pas de la réalisation lorsque l’archipel mélanésien fut frappé par le cyclone Pam en 2015. C’est alors que son premier film documentaire Pamdemonium prend vie.

Filmographie

• 2015-2017 Pamdemonium: long-métrage documentaire , co- écrit par Mélanie Grondin, produit et réalisé par Sandrine Charruyer. Sélection catégorie « écrans océaniens» au FIFO 2018.
• 2016-2017  Scope:  écrit, produit et réalisé par Sophie Lepowic et Sandrine Charruyer : short corporate.
• 2015 God The Performance Review : écrit et réalisé par Allan West, UPM, (Sandrine Charruyer : Producer coordinator, supervisor , UMP)
• 2015 Perception: court-métrage de 15 mn, écrit et réalisé par Sophie Lepowic. Sélectionné au court-métrage film festival de Cannes (Sandrine Charruyer : Continuity Manager)
• 2014 The Agency, Devised by Nick Forster and Khan Trieu- – (Sandrine Charruyer : Actrice)
• 2014 Life In The Dollhouse court-métrage écrit et réalisé par Zois Gasparinatos- (Sandrine Charruyer : Line producer-Location manager)
• 2014 Essence & Purpose – Ariane’story: court documentaire pour Australian Hearing Center- (Sandrine Charruyer : actrice)

 

The Berry Boys

A propos du film

Inspiré de portraits retrouvés récemment dans un grenier à Wellington, The Berry Boys rend hommage aux jeunes soldats néo-zélandais partis sur le front européen pendant la Grande Guerre. Tout en respectant les faits historiques, Yvonne Mackay joue la carte de la modernité ; son « rockumentaire » vise un public jeune en insérant des passages d’animation dessinés par Tim Gibson et en faisant la part belle aux compositions rock-folk de Barnaby Weir, figure incontournable de la scène musicale néo-zélandaise contemporaine. La reconstitution historique du destin de six soldats est enrichie par les témoignages émouvants et poignants de leurs descendants.

Yvonne Mackay

Réalisatrice prolifique pour la télévision néo-zélandaise, Yvonne Mackay est particulièrement reconnue pour son travail orienté vers le jeune public. Elle a marqué l’histoire du cinéma néo-zélandais avec The Silence One en 1984, le premier film de fiction entièrement réalisé par une femme. Elle dirige aujourd’hui Production Shed TV, une maison de production basée à Wellington.

 

Expositions – spectacles – ateliers

Littérature

Cinéma

Festival 2018

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Edito

 

Pour un observateur posé sur le rivage, les îles semblent invariables, égales à elles-mêmes… Et pourtant, dans l’espace Pacifique les variations de perspectives offrent plus que partout ailleurs des horizons multiples où chaque point de vue devient un point de vie. Notre table ronde « Filmer en Océanie » permet d’en débattre ensemble.

« Iles » en va ainsi pour cette XIIe édition du Festival Rochefort Pacifique, qui se décline tout particulièrement en archipels cette année puisque le Vanuatu, les Samoa indépendantes et américaines sont à l’honneur de notre douzième édition.

Elles dessinent une myriade d’histoires coloniales, de cultures mélanésiennes et polynésiennes ainsi reliées par le multilinguisme, touchées par l’émigration, avec une diaspora dans le monde plus importante que les résidents actuels de ces pays.

Le Vanuatu, indépendant depuis 1980, est un vaste archipel situé à 630 km des côtes Calédoniennes. Les îles de Mars, présentées en avant-première, mettent en regard ces deux pays qui s’interpellent dans la voix du poète Marcel Melhérorong.

Les Îles Samoa sont sous le feu de la lumière des Charentes ! Le film 100 tikis de Dan Taulapapa McMullin, natif des Samoas américaines ne passera pas inaperçu. Cousins des îles (sous-titré par nos soins) aborde la thématique de la parenté et du cousinage largement créative en Océanie, à l’instar des questionnements sur les identités travesti, transgenre et homosexuel (LGBTQIA) évoquées par les poètes Peter Sipeli et Dan Taulapapa McMullin.

Place aux langues océaniennes avec le samoan, deuxième langue la plus parlée à Auckland, mais aussi patrie du papalagui , art oratoire bien connu sous d’autres termes en Océanie.

Entrons dans la danse, au Théâtre de la Coupe d’or, avec PACIFIKMELTING POT, par Régine Chopinot, marraine de cette 12e édition, une création voulue « comme une combinaison de chants et une concentration de gestes », un travail collectif réalisé en Nouvelle-Calédonie, au Japon et en Nouvelle-Zélande que nous sommes très heureux d’accueillir. Suivons Kevin Naran, jeune danseur calédonien dans sa résidence en pays rochefortais.

Les Petites Allées, fidèle éditeur et compagnon de routes du Festival poursuivent leur collection et impriment sur leur presse deux inédits de Peter Sipeli (Fidji) et de Selina Tusitala-Marsh (Nouvelle-Zélande).

Les autres espaces du Pacifique ne sont pas oubliés : la Polynésie-Française, les Fidji, Wallis et Futuna, la Nouvelle-Zélande et l’Australie avec une lecture Des petits trous dans le silence de l’auteure maorie Patricia Grace.

La Nouvelle-Calédonie qui vit son premier référendum 2018 pour son Indépendance sera bien présente, avec Lignes de vie d’un peuple, Les Calédoniens, de Catherine C Laurent et Hamid Mokkadem, auteur Yeiwene Yeiwene, construction et révolution de Kanaky.

Le Festival Rochefort Pacifique, avec l’appui des bénévoles, est plus que jamais déterminé à vous faire partager le pouvoir des images et des littératures, dans ce voyage des émotions fertiles pour que continuent de germer des racines océaniennes tournées vers leurs devenirs.

 

Caroline Bourgine