15e édition du Festival du 06 au 10 octobre 2021

Te Wao Nui

Réalisatrice : Ngariki NGATAE

Un court métrage documentaire réalisé par NG Ā R I K I N G A T A E.

1 1 M I N S | 2 0 2 0 | A O T E A R O A (Nouvelle Zélande en Màori) – N E W Z E A L A N D |

Màori + Anglais avec sous-titres en anglais: Couleur.

7 octobre 2021 - 9:00 - Palais des congrès


Sélection pour la Master Class d’analyse et de critique de films

A propos du film

Nau Mai // Bienvenue

Tourné en 2020 dans la magnifique pointe septentrionale d’Aotearoa-Nouvelle Zélande –connu des Maoris sous le nom de Te Tai Tokerau – Te Wao Nui saisit de manière intime quatre anciens, experts utilisant la médecine traditionnelle Màori pour essayer de sauver les derniers arbres d’Aotearoa, les arbres Kauri.

Ce court documentaire est la première réalisation, magnifique et profondément émouvante, de Ngàriki Ngatae, femme indigène Màori scénariste et réalisatrice de Te-Moananui-O-Kiva (l’Océan Pacifique).

Synopsis

Les Kauri sont en train de mourir. Un guérisseur traditionnel Màori a une dernière chance de sauver toute une forêt, un arbre à la fois. Une maladie dévastatrice menace de détruire les derniers arbres Kauri de Aotearoa. Pour empêcher la disparition à jamais de ces géants préhistoriques, se dresse un guérisseur Màori. Tohe Ashby recherche les réponses reposant dans l’ancien savoir des premières nations d’Aotearoa – màtauranga Màori. Découvrir les fondements de la médecine indigène dans une ultime tentative de sauver les derniers de ces grands arbres. E ara! Ka tangi te Kauri.

Kaitiakitanga a de l’importance

Kaitiakitanga : tutelle, gérance, curatelle.

Le monde est à la recherche de solutions. Aujourd’hui, plus que jamais. Nous sommes les témoins d’évènements environnementaux et écologiques catastrophiques à une échelle jamais vue auparavant. La destruction de la forêt amazonienne, les incendies gigantesques en Australie et en Californie, un million de très vieux oliviers en Grèce et en Italie en train de mourir de maladie.

Ce sont les Peuples indigènes du monde qui ont la connaissance, transmise à travers les générations, sur le Kaitiakitanga (tutelle) et comment éloigner notre planète de la destruction.

Te Wao Nui est une histoire de Kaitiakitanga ; Kaitiakitanga en tant qu’acte de guérison, de survie et de souveraineté indigène. Te Wao Nui est un regard inhabituel sur l’ancien monde des connaissances Màori.

Kauri : les derniers des anciens géants

Les populations de Kauris recouvraient 1.2 million d’hectares d’Aotearoa. Aujourd’hui, il reste moins de 1% de ces arbres.

Et les derniers d’entre eux affrontent déjà maintenant leur plus grande menace : la maladie du dépérissement du Kauri. Il n’y a jusqu’à aujourd’hui pas de traitement connu pour cette maladie et elle tue la plupart – sinon la totalité – des arbres infectés.

Te Wao Nui parle des derniers véritables anciens d’Aotearoa, les vieux Kauri, et de notre relation à nos arbres, à nos plantes et à nos grandes forêts.

A propos de la réalisatrice

Biographie

Ngāriki NGATAE est une Māori ki Moananui-O-Kiva ayant des liens avec Ngāti Uwith, Ngāti Uri, Ngāti Ārera (Rarotonga), Ngāti Rupe (Aitutaki) and Ngāti ‘Akatauira (Mitiaro) (NdT : ce sont des territoires de cette zone Pacifique)

Scénariste réalisatrice et narratrice indigène ayant une large expérience dans les arts, l’activisme/militantisme et le cinéma, Ngàriki a également voyagé en mer pendant 6 mois sur une pirogue double polynésienne traditionnelle. Par la réalisation de film indigène, Ngàriki cherche à libérer la voix indigène pour qu’elle soit entendue de manière authentique et à explorer les intersections de la narration indigène, de la souveraineté indigène et de la transformation de la communauté. Elle s’appuie sur son ascendance Màori Polynésienne et métissée et elle est très influencée par les cérémonies narratives, la guérison, les rituels et les relations à l’esprit qui viennent de ses racines indigènes.

Déclaration de la réalisatrice

‘Kotahi tonu te wairua o ngā mea katoa.’

Ce proverbe whakatauki signifie beaucoup pour moi et parle d’un esprit ou d’une essence qui traverse/s’écoule dans toutes les choses. En réalisant Te Wao Nui, j’espérais créer un espace où les publics pourraient prendre un moment pour réfléchir sur notre relation en tant qu’êtres humains à nos forêts et nos grands arbres, et en fait, à toutes les choses vivantes et à la vie elle-même.

Les arbres Kauri d’Aotearoa-Nouvelle Zélande sont les grands anciens de l’ancienne forêt d’Aotearoa. Ils ont vu la vie aller et venir et ont survécu à des désastres. Ils recèlent en eux une sagesse immense : des millions d’années de connaissances, de whakapapa (généalogie), et de vie nourricière. Cela brise le cœur de voir la maladie du dépérissement en train de dévaster les quelques Kauris qui nous reste.

Les Premières Nations d’Aotearoa-Nouvelle Zélande – les Màori – et les nombreuses nations Màori disséminées dans Moananui-a-Kiwa (l’Océan Pacifique), ont vécu pendant des générations avec la sagesse léguée en héritage, vivant en relation étroite avec le monde naturel. Ce qui inclut une intime connaissance de l’art de la guérison, des systèmes vivants et, aussi, la reconnaissance des arbres comme des êtres auxquels nous sommes liés.

Mon intention pour Te Wao Nui est d’accompagner les guérisseurs indigènes et de vivre/ressentir les anciennes façons de faire et la connaissance ancestrale vivant et transformant le monde actuel. Te Wao Nui, pour moi, est une lueur dans la véritable profondeur du màtauranga (la connaissance Màori) et une expression indigène de cinéma qui cherche à être un espace de guérison, et d’espoir.