16è édition du Festival du 1er au 4 Décembre 2022

LE RAHUI POUR LA BIODIVERSITÉ

Réalisatrice : Mélissa Constantinovitch

Production :  Les Films du Pacifique Tahiti
Documentaire  / Polynésie – Française / 26mn

 

8 juin 2022 - 18:30 - avec le Centre International de la Mer

Intervenant
Fabien LANN - Professeur d'éducation musicale, représente la réalisatrice

A propos du film

« Les Polynésiens forment une communauté de destin dont le sort est lié à l’océan. Face à la diminution alarmante de leurs ressources marines, ils ont puisé dans la tradition et réadapté une pratique ancestrale appelée « rahui ». Il s’agit d’un concept de jachère traditionnelle dont les principes et les lois sont définis par la communauté.

Tamatoa Bambridge est anthropologue au CRIOBE. Ce spécialiste du rahui étudie les savoirs traditionnels en lien avec la biodiversité et prend une part active dans la mise en place de ces dispositifs. Il nous emmène sur la presqu’île de Tahiti, à Teahupoo et à Tautira, pour découvrir deux types de rahui innovants.

Nous suivons le scientifique à Tahuata, aux Marquises, à la rencontre d’écoliers qui sont, depuis 2013, les gardiens en herbe de la première Aire Marine Éducative de Polynésie et du Monde ! Un projet pédagogique éco-citoyen qui s’inscrit dans un vaste projet d’Aire Marine Protégée baptisé « Te tai nui a hau » ou « l’océan de paix ».

Aire Marine Protégée, Plan de Gestion de l’Espace Maritime, Zone de Pêche Réglementée, sont autant d’outils politiques au service de la préservation de la biodiversité. Mais l’esprit du rahui, ce concept culturel, presque philosophique et surtout communautaire, parle aux Polynésiens. Face à l’urgence écologique, le rahui est-il une solution durable ? »

Evénement

Cette projection se déroulera à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’Océan à Rochefort, le mercredi 8 juin 2022 au Centre International de la Mer à la Corderie Royale et avec le Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis. Le film sera présenté par Fabien LANN qui interviendra au nom de la réalisatrice.

 

 

 

Biographie & Filmographie

Formée au LISA d’Angoulême, passionnée par les thématiques liées a l’Histoire, au Patrimoine, a l’Art et a la Mémoire, Mélissa collabore depuis 20 ans comme auteur-réalisatrice et chef monteuse à la conception de nombreux documentaires-fictions TV internationaux (Le Paradis de Malik, Movimento, Les Rois de France, Joan of Arc, etc.), films publicitaires et corporate (DXO, Van Cleef & Arpels, EDF…), émissions culturelles (Parcours de Femmes, Interlignes) et restauration de films patrimoniaux (Charlie Chaplin, Harold Lloyd, D. W. Griffith).
En parallèle, elle assure la direction éditoriale de plusieurs collections de livres pour Universal Polygram et Deutsche Grammophon. Installée a Tahiti depuis 2017, elle a réalisé pour la collection Bleu Océan des films documentaires centrés sur des problématiques de préservation de l’environnement :
– Agnès, un combat pour les baleines (2018)
– Raimana et les chasseurs de vagues (2018)
– Le Rahui pour la biodiversité (2019)
– Le Bénitier, vers une gestion durable (2020)
– Biomimétisme, l’innovation inspirée du vivant (2020)
– Paraha Peue, un poisson durable (2021)

Note d’intention

J’habite la presqu’île de Tahiti, une zone isolée et encore sauvage où la vie est empreinte d’animisme et rythmée par Moana, le « grand océan », ses légendes et ses bienfaits. Chaque jour, les habitants observent la mer, ses changements, les dangers qui menacent un équilibre biologique qu’ils savent fragile. Mes voisins, mes amis, vivent tous de ce que l’océan leur apporte, c’est pratiquement le seul débouché économique. Pas d’industries, peu de commerces et de touristes. Ici, on est pêcheur de génération en génération, c’est une question de survie. Les conversations sont toutes dirigées vers les dangers qui pèsent sur leur activité. Les pêcheurs constatent chaque jour une baisse des ressources et se mobilisent pour trouver des solutions vers une pêche durable. Ces solutions, ils vont les chercher dans leur bagage culturel, ce que leurs anciens ont laissé à la postérité.

Alors, ils imaginent des outils de gestion dérivés du rahui. C’est cette histoire que je veux raconter, parce qu’elle fait intimement partie de mon paysage quotidien et nourrit mes questionnements. Comprendre comment les Polynésiens, ce peuple de l’eau, se saisissent à leur niveau de problématiques environnementales globales et contribuent à changer les choses.

L’océan, un territoire à protéger

L’océan couvre plus de 70% de la Planète et nourrit la moitié de l’humanité. Pourtant, son équilibre demeure fragile. Il est menacé par les changements climatiques, l’acidification des eaux, les pressions anthropiques (surpêche, pollution).

Les eaux polynésiennes représentent une superficie maritime de 5 millions de kilomètres carrés (soit la surface de l’Europe) et ont été identifiées comme des espaces à enjeux pour la protection de la biodiversité marine. Cependant, ces espaces, notamment littoraux et côtiers, doivent faire face à des pressions qui nécessitent de mettre en place des mesures de gestion adaptées.

Ce défi est d’autant plus important à relever que l’économie polynésienne est intimement liée à la qualité du milieu marin et littoral à travers la pêche, la perliculture et le tourisme. Les scientifiques estiment que 90% des stocks de poissons dans le monde sont surexploités voire épuisés. Certaines espèces comme le thon ont perdu deux tiers de leur biomasse.

Il est aujourd’hui nécessaire d’imaginer des zones protégées où ces espèces puissent se régénérer. En Polynésie française, on appelle ces zones « rahui ». Sous la forme d’Aires Marines Protégées et d’Aires Marines Éducatives, elles constituent une adaptation contemporaine d’une pratique ancestrale.

Les films du Pacifique Tahiti

Créée en 2015, la société dirigée par Thierry Bruant a pour vocation première, de  développer la production de fiction TV en Polynésie Française.
En 2016, la société a coproduit avec Big Band Story, sa première série de fiction Policière,
« AL DORSEY » (6×52’), adaptée du roman de Patrice GUIRAO et diffusée sur France Ô et Polynésie 1ère.
En 2017, la société à coproduit « Coup de foudre à Bora Bora », toujours avec Big Band Story, deux unitaires de fiction pour TF1, dans le cadre de la collection intitulée « Coup de foudre à …. ».
Dans sa stratégie de développement, la société entend se positionner comme producteur exécutif auprès des sociétés françaises ou étrangères qui souhaitent réaliser des productions en Polynésie.
Pour 2019, la Fiction TV en coproduction avec Save Ferris Studio, pour France 3, « Meurtres à Tahiti », s’inscrit parfaitement dans cette stratégie.
Entre la production de fictions TV, la société produit des documentaires et magazines, tel que « Bleu océan Le Doc » deux collections de documentaires de 26′ tournées à Tahiti et dans les 5 archipels Polynésiens, diffusées sur France Ô et Polynésie 1ère, ou encore « Bleu
Océan Le Mag », série magazine de 30×13′, pour les mêmes chaînes.

En marge de ces séries, Les Films du Pacifique a également produit plusieurs unitaires :
– Les étoiles du Pacifique – 52’ – Canal + Calédonie / France TV 1ère
– Western dans le Pacifique Sud – 52’ – Equidia
– Les galops du Pacifique – 52’ – Equidia
– Tu seras Wallabie mon fils – 52’ – Canal + Calédonie / France TV 1ère
– Casaque bleu lagon – 26’ – Equidia
– Le pari du PMU – 26’ – Equidia
– Le crépuscule des idoles – 52′ – France O
– Explorateurs russes en Polynésie – 52′ – France O
– A’A, la Joconde de la Polynésie – 52′ – France O