Festival 2020 du 25 au 29 mars

OCÉANIENS, HISTOIRE DU PACIFIQUE À L’ÂGE DES EMPIRES

26 mars 2020 - 18:30 - Bibliothèque école de mèdecine navale , 25 Rue Amiral Meyer, 17300 Rochefort

Intervenant
Nicholas Thomas - Anthropologue et historien australien
Eric Wittersheim - Anthropologue et réalisateur de documentaires

Traduit de l’anglais australien par Paulin Darcel. Préface d’Éric Wittersheim.

Ce livre propose une histoire de la colonisation de l’océan Pacifique au long du XIXe siècle. Nicholas Thomas y associe une érudition sans faille à un plaisir de raconter qui nous dévoile un monde dont on ignore trop souvent la richesse et la complexité.

En déployant une multiplicité de récits suivant les itinéraires d’individus singuliers, il sillonne le grand océan à bord des grandes pirogues à balancier ou dans les navires des explorateurs et des chasseurs d’esclaves. Des Fidji à la Nouvelle-Calédonie, des Tonga à Tahiti, il décrit les mutations brutales à l’œuvre dans les sociétés insulaires comme parmi les représentants des puissances d’Occident. Il parvient ainsi à nous faire mieux saisir les courants profonds qui ont conduit à configurer le Pacifique d’aujourd’hui.

Extrait introduction

« Ce livre a pour objet les diverses expériences des insulaires du Pacifique au fil d’une période qui débute à la fin du XVIIIe siècle et s’achève au début du XXe siècle. Au cours de ce long siècle, les incursions européennes dans la vie des habitants de ce vaste océan eurent des conséquences de plus en plus néfastes. Au départ, les contacts entre les Européens et les insulaires se résumaient à quelques visites sporadiques. À la fin, la quasi-totalité des îles vivaient sous une forme ou une autre de régime colonial où, bien souvent, l’établissement d’une importante population de colons européens avait conduit à un ensemble de formes de dépossession.

Même si une telle histoire devrait à ce titre s’ouvrir dans le Pacifique, j’ai plutôt choisi de la débuter à Londres, avec un jeune homme du nom de Kualelo, pour souligner les voyages composites, voire inattendus, qui traversent ce récit… »