Festival 2020 du 25 au 29 mars

LE RAHUI POUR LA BIODIVERSITÉ

Réalisatrice : Mélissa Constantinovitch

Production :  Les Films du Pacifique Tahiti
Documentaire  / Polynésie – Française / 26mn

 

27 mars 2020 - 16:30 - Palais des congrès


A propos du film

« Les Polynésiens forment une communauté de destin dont le sort est lié à l’océan. Face à la diminution alarmante de leurs ressources marines, ils ont puisé dans la tradition et réadapté une pratique ancestrale appelée « rahui ». Il s’agit d’un concept de jachère traditionnelle dont les principes et les lois sont définis par la communauté.

Tamatoa Bambridge est anthropologue au CRIOBE. Ce spécialiste du rahui étudie les savoirs traditionnels en lien avec la biodiversité et prend une part active dans la mise en place de ces dispositifs. Il nous emmène sur la presqu’île de Tahiti, à Teahupoo et à Tautira, pour découvrir deux types de rahui innovants.

 

 

 

Nous suivons le scientifique à Tahuata, aux Marquises, à la rencontre d’écoliers qui sont, depuis 2013, les gardiens en herbe de la première Aire Marine Éducative de Polynésie et du Monde ! Un projet pédagogique éco-citoyen qui s’inscrit dans un vaste projet d’Aire Marine Protégée baptisé « Te tai nui a hau » ou « l’océan de paix ».

 

 

 

Aire Marine Protégée, Plan de Gestion de l’Espace Maritime, Zone de Pêche Réglementée, sont autant d’outils politiques au service de la préservation de la biodiversité. Mais l’esprit du rahui, ce concept culturel, presque philosophique et surtout communautaire, parle aux Polynésiens. Face à l’urgence écologique, le rahui est-il une solution durable ? »

Biographie & Filmographie

Formée au LISA d’Angoulême, passionnée par les thématiques liées à l’Histoire, au Patrimoine, à l’Art et à la Mémoire, Mélissa collabore depuis 15 ans comme auteur et chef monteuse à la conception de nombreux documentaires-fictions TV internationaux (Le Paradis de Malik, Movimento, Les Rois de France, Joan of Arc, etc. ), films publicitaires et corporate (DXO, Van Cleef & Arpels, EDF…), émissions culturelles (Parcours de Femmes, Interlignes) et restauration de films patrimoniaux (Charlie Chaplin, Harold Lloyd, D. W. Griffith).

En parallèle, elle assure la direction éditoriale de plusieurs collections de livres, la dernière en date traitant de l’histoire de la musique occidentale pour Universal Polygram et Deutsche Grammophon. Installée à Tahiti depuis 2017, elle a réalisé pour la série Bleu Océan des films documentaires centrés sur des problématiques de préservation de l’environnement (Agnès, un combat pour les baleines, Raimana et les chasseurs de vagues, Le Rahui pour la biodiversité).

Note d’intention

J’habite la presqu’île de Tahiti, une zone isolée et encore sauvage où la vie est empreinte d’animisme et rythmée par Moana, le « grand océan », ses légendes et ses bienfaits. Chaque jour, les habitants observent la mer, ses changements, les dangers qui menacent un équilibre biologique qu’ils savent fragile. Mes voisins,

mes amis, vivent tous de ce que l’océan leur apporte, c’est pratiquement le seul débouché économique. Pas d’industries, peu de commerces et de touristes. Ici, on est pêcheur de génération en génération, c’est une question de survie. Les conversations sont toutes dirigées vers les dangers qui pèsent sur leur activité. Les pêcheurs constatent chaque jour une baisse des ressources et se mobilisent pour trouver des solutions vers une pêche durable. Ces solutions, ils vont les chercher dans leur bagage culturel, ce que leurs anciens ont laissé à la postérité.

Alors, ils imaginent des outils de gestion dérivés du rahui. C’est cette histoire que je veux raconter, parce qu’elle fait intimement partie de mon paysage quotidien et nourrit mes questionnements. Comprendre comment les Polynésiens, ce peuple de l’eau, se saisissent à leur niveau de problématiques environnementales globales et contribuent à changer les choses.

Traitement audio visuel

Pour respecter la promesse d’être au plus proche des personnages, de partager leur intimité et leur vision du monde, de gagner la confiance de ces passionnés de nature parfois taiseux et pour les conduire à se livrer, le tournage se fait naturellement en équipe légère : opérateur de prise de vue et opérateur son.

Ma préférence va vers une caméra robuste et « tout -terrain » de type C300 Mark II qui permet un tournage en 4K, une grande souplesse en configuration documentaire et, pour rendre la beauté des paysages, offre une plage dynamique très étendue pour un travail poussé à l’étalonnage.

Des prises de vues aériennes, réalisées à l’aide d’un drone, révèlent l’immensité et la variété des paysages de la presqu’île de Tahiti et des Marquises sauvages. Des images de complément seront réalisées avec une caméra miniature embarquée de type GoPro. Fixée sur les pêcheurs, les plongeurs scientifiques ou les enfants, celle-ci nous permettra de vivre les activités de leur point de vue subjectif, au cœur de leurs émotions. Je m’attacherai à montrer la beauté sauvage des îles à travers des effets d’accélérés (time laps) révélant par exemple un lever de soleil aux tonalités rougeoyantes sur le Fenua Aihere, ou la brume vaporeuse qui traverse Tahuata encore endormie. Des prises de vues sous-marines permettront de découvrir ce territoire à protéger qu’est l’océan et de révéler la richesse exceptionnelle de la biodiversité marine, mieux préservée aux Marquises du fait de leur isolement géographique.

Dans le même esprit, un montage très dynamique exprime l’urgence d’agir, l’engagement des protagonistes, et met en valeur les gestes ancestraux, l’idée de faire corps avec l’océan. Une musique originale sera composée sur les images et intégrera des bruitages et impressions sonores caractéristiques de l’environnement marin.

Les films du Pacifique Tahiti

Créée en 2015, la société dirigée par Hervé BOITELLE a pour vocation première, de  développer la production de fiction TV en Polynésie Française.
En 2016, la société a coproduit avec Big Band Story, sa première série de fiction Policière,
« AL DORSEY » (6×52’), adaptée du roman de Patrice GUIRAO et diffusée sur France Ô et Polynésie 1ère.
En 2017, la société à coproduit « Coup de foudre à Bora Bora », toujours avec Big Band Story, deux unitaires de fiction pour TF1, dans le cadre de la collection intitulée « Coup de foudre à …. ».
Dans sa stratégie de développement, la société entend se positionner comme producteur exécutif auprès des sociétés françaises ou étrangères qui souhaitent réaliser des productions en Polynésie.
Pour 2019, la Fiction TV en coproduction avec Save Ferris Studio, pour France 3, « Meurtres à Tahiti », s’inscrit parfaitement dans cette stratégie.
Entre la production de fictions TV, la société produit des documentaires et magazines, tel que « Bleu océan Le Doc » deux collections de documentaires de 26′ tournées à Tahiti et dans les 5 archipels Polynésiens, diffusées sur France Ô et Polynésie 1ère, ou encore « Bleu
Océan Le Mag », série magazine de 30×13′, pour les mêmes chaînes.

En marge de ces séries, Les Films du Pacifique a également produit plusieurs unitaires :
– Les étoiles du Pacifique – 52’ – Canal + Calédonie / France TV 1ère
– Western dans le Pacifique Sud – 52’ – Equidia
– Les galops du Pacifique – 52’ – Equidia
– Tu seras Wallabie mon fils – 52’ – Canal + Calédonie / France TV 1ère
– Casaque bleu lagon – 26’ – Equidia
– Le pari du PMU – 26’ – Equidia
– Le crépuscule des idoles – 52′ – France O
– Explorateurs russes en Polynésie – 52′ – France O
– A’A, la Joconde de la Polynésie – 52′ – France O