Festival 2018 du 29 mars au 2 avril

Titaua Peu

Mots-clés :

30 mars 2017 - 12:00 - Université de la Rochelle
un livre, un auteur: Pina - 30 mars 2017 - 18:00 - Palais des Congrès
1 avril 2017 - 13:30 - Médiathèque de Fouras
café littéraire - 1 avril 2017 - 16:00 - Arbre à mots


En 2003, Titaua Peu, devenait la plus jeune auteure et femme tahitienne à être publiée, avec Mutismes (Haere Po). Aujourd’hui, 13 ans plus tard, 13 années travail, elle livre son deuxième roman, Pina, un roman de la maturité. Déjà en 2003, Titaua Peu cassait « le mur du silence » : « Le manque de paroles dans les familles tahitiennes est responsable de frustrations et de conflits ». Ce deuxième roman prolonge et creuse le sillon de l’exhumation des « non-dits, des silences [qui] résonnent ; la communication est rétablie et la pensée est libérée. Alors le mutisme se fait parole, délie ses mots et nous enseigne à réapprendre à dire la souffrance. »

Aujourd’hui, à travers ces 360 pages arrachées à la douleur et à la souffrance de l’écriture, elle se déjoue des apparences tout en maintenant ce lien aux mêmes thématiques, comme un leitmotiv lancinant, incontournable. Son écriture reste motivée, portée par un « sentiment de colère », une écriture engagée, combattive, coup de poing. Par ailleurs militante féministe et indépendantiste, son message est le suivant « c‘est l’ignorance qui mène à la violence ». Sa préoccupation ? Son inquiétude ? :   « Le Tahitien ne s’exprime toujours pas sur ce qu’il ressent. »

Bibliographie

Mutismes, 2003, Haere po, Papeete.

• Pina, 2016, Au Vent des îles, Papeete